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22 mars 2011

Décès troublants de personnes âgées | Ariane Lacoursière | Santé

u cours des dernières années, plusieurs cas de décès d'aînés ont fait les manchettes. En voici quelques-uns.
Mai 2008 - Patricia Duquette, 90 ans, meurt à la résidence des Boulevards (campus Saint-Joseph), à Montréal, après deux chutes majeures. Dans son rapport, la coroner Catherine Rudel-Tessier souligne que seulement 5 préposés travaillent la nuit dans cette résidence de 136 occupants.
Décembre 2009 - Mort de Maurice Gibeau à la Résidence du Parc Jarry, à Montréal. L'homme de 84 ans, qui souffrait de problèmes respiratoires, avait tenté d'appeler à l'aide durant la nuit. Mais le préposé de garde avait éteint la sonnette d'alarme et ne lui était pas venu en aide. Une plainte au criminel a été déposée mercredi contre ce préposé.
Janvier 2009 - Un incendie à la résidence Belle Génération, à Chicoutimi, fait quatre morts. Les victimes ont été incapables d'évacuer les lieux à temps. Dans son rapport, le coroner Clément Paradis estime que le bâtiment n'était pas assez sûr compte tenu de l'état de santé des pensionnaires.
Janvier 2009 - Willard Wilson, 94 ans, meurt après s'être ébouillanté dans sa baignoire au Manoir de l'Ouest-de-l'île, à Pierrefonds. Il avait ouvert le robinet d'eau chaude en s'y agrippant pour tenter de se relever d'une chute. En août dernier, la coroner Rudel-Tessier a recommandé que la Régie du bâtiment revoie les normes de température de l'eau dans les résidences pour aînés. Depuis 2001, 15 personnes habitant dans des résidences supervisées sont mortes ébouillantées.
Mars 2010 - Une femme meurt à la résidence privée l'Air du temps, à Montréal, à cause de graves plaies de lit.
Décembre 2010 - Mort d'une septuagénaire au CHSLD le Trèfle d'or, à La Prairie. La dame était attachée à son lit. La direction de l'établissement a reconnu que la résidante faisait l'objet de mesures de contention, mais a refusé de dire depuis combien de temps elle était attachée. Une enquête interne a été ouverte.

20 mars 2011

Des partenaires s’unissent pour contrer la maltraitance envers les aînés - Vie communautaire - Société - Québec Hebdo

Plusieurs projets sont déjà amorcés

Le Regroupement des Tables de concertation sur les abus, la négligence et la violence faits aux aînés, la Fondation du Centre de santé et de services sociaux de la Vieille Capitale et des intervenants associés au programme Nouveaux Horizons pour les aînés du Canada ont tenu, aujourd’hui, une première journée des partenaires pour contrer la maltraitance envers les personnes âgées.
Sujets :
Centre antifraude du Canada , Service de police , Regroupement québécois des Centres , Canada
Réunis à l’Hôtel Ambassadeur de Beauport, plus de 80 représentants des associations d’aînés, des acteurs du milieu communautaire, des entreprises d’économie sociale, des intervenants du réseau de la santé et des services sociaux et des organismes gouvernementaux se sont concertés autour de trois thèmes. Ils ont profité de l’occasion pour échanger sur les projets et les actions en lien avec la lutte à la maltraitance, dresser un portrait des initiatives en cours dans la région et s’informer sur les nouvelles formes de maltraitance, notamment la fraude par les réseaux sociaux et les agressions sexuelles.
Recrudescence du télémarketing frauduleux
Conférencier invité, le caporal Charles Vallée de la Gendarmerie royale du Canada a transmis de l’information sur le télémarketing frauduleux en sensibilisant les participants aux méthodes les plus connues employées par les gens qui sollicitent par téléphone et Internet. Il a d’ailleurs donné comme référence le Centre antifraude du Canada et invité les gens âgés à visiter le site www.centreantifraude.ca pour obtenir les renseignements à jour sur ces actes répréhensibles.
Une agente de prévention du Service de police de la Ville de Québec a parlé, pour sa part, des fraudes par les réseaux sociaux et du vol d’identité et de son côté le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel a complété les présentations avec un exposé touchant particulièrement les personnes âgées.
Un vaste programme de formation
Le coordonnateur du plan d’action régional pour contrer la maltraitance envers les aînés, Robert Simard, a souligné que cette première journée des partenaires a été rendue possible grâce à une subvention du programme fédéral Nouveaux Horizons pour les aînés du Canada.
«L’objectif principal du projet est de réussir à mettre tous ces intervenants en réseau et de leur offrir un programme de formation. On parle ici de tout le personnel qui travaille en dehors du réseau de la santé, dans les institutions financières, les coopératives de service à domicile, les organismes communautaires et les résidences privées d’hébergement. Ce n’est pas une mince tâche, mais une rencontre tenue avec succès comme aujourd’hui va beaucoup nous aider», a affirmé M. Simard.

Un «PARAVAN» pour les aînés moins avisés | Jérôme Gaudreau | Estrie

(COOKSHIRE-EATON) Deux programmes régionaux concernant la sécurité des aînés viennent d'être lancés: Aîné-Avisé et le Programme d'accompagnement et de ressources pour les aînés vulnérables aux abus et négligences (PARAVAN).
Le premier a comme but de prévenir les abus envers les aînés et le second, de supporter les victimes dans leur implication à travers le processus judiciaire et personnel.
Mis sur pied par le réseau FADOQ Estrie, le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) et la Sûreté du Québec, le projet Aîné-Avisé consiste d'abord à mieux outiller les personnes aînées afin d'éviter les différents types d'abus et de fraudes.
Un policier et un bénévole rencontreront prochainement les groupes d'aînés intéressés et offriront leurs conseils tout en répondant aux questions sur la prévention et en les dirigeant vers les bonnes ressources. Lors du projet-pilote tenu du mois de mars jusqu'au mois de juin, 28 séances d'information ont été données à 380 aînés de la région.

Décès d'aînés: la négligence enquêtée par les coroners - Actualité régionale - Actualités - L'Action

La ministre Marguerite Blais de passage à Joliette

«L'étau se resserre. Les gens qui n'agiront pas correctement envers les personnes âgées seront débusqués et poursuivis», a lancé la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, quelques minutes après avoir annoncé que le gouvernement donnera plus de dents à la Loi sur la recherche des causes et des circonstances des décès.
Sujets :
Centre d'hébergement , CHSLD , Joliette , Québec
Présente pour le lancement du premier colloque régional sur la maltraitance envers les aînés, ce lundi, à Joliette, la ministre a fait savoir que la Loi sera modifiée de façon à y inclure la notion de négligence. Plus précisément, ce concept sera introduit dans la liste des circonstances visées par l’avis obligatoire au coroner.
«Ce que ça veut dire, c'est que nous devrons faire attention et protéger nos aînés», a-t-elle affirmé.
Celle-ci a évidemment profité de la tribune pour glisser un mot sur le plan d'action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes âgées, lequel bénéficie d'un investissement de 20 millions de dollars sur cinq ans.
«Je veux un plan vivant, et non pas un plan qui va dormir sur les tablettes. Ce plan va bouger. Nous aurons une campagne de sensibilisation tous les ans jusqu'en 2015. Nous avons aussi lancé une ligne téléphonique et une chaire de recherche universitaire», a rappelé la ministre.
Marguerite Blais a ajouté que, toujours dans le cadre de ce plan, un poste de coordonnateur à la maltraitance sera créé dans toutes les régions du Québec.
«Dans Lanaudière, vous aurez votre coordonnateur qui retournera toutes les pierres sur le terrain pour voir ce qui se fait et ce qui ne se fait pas», a-t-elle dit sans toutefois préciser quand cette ressource entrera en fonction.
À cette mesure, se joint l'élaboration de la politique «Vieillir chez soi» et le désir de la ministre de développer le soutien à domicile.
«Car les gens veulent demeurer et veulent mourir chez eux. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui voulait vivre en Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Il faut agir», a-t-elle fait valoir.

13 mars 2011

Horreur au CHSLD | Ariane Lacoursière | Montréal

Les photos donnent froid dans le dos. Le visage enflé et en sang, Muriel Rougeau est étendue sur son lit d'hôpital. Un peu avant Noël, cette dame de 92 ans a fait une chute au CHSLD Légaré, à Montréal. Depuis, elle ne parle plus. Ne mange plus. Les derniers mots qu'elle a prononcés, «j'ai mal, j'ai mal», remontent à plusieurs semaines.
Suzanne Dagenais trouve insupportable de voir ainsi souffrir sa mère. Elle ne peut en parler sans verser quelques larmes.
Chaque année, des centaines de personnes âgées sont victimes de chutes dans la province. Pour Mme Dagenais, les conséquences de ces accidents sont graves, et tout devrait être fait pour les éviter.
Mme Rougeau habitait depuis six ans au CHSLD Légaré. En légère perte d'autonomie, elle avait besoin d'un encadrement serré. Puisqu'elle était faible physiquement, elle était à risque de chuter. «Il y avait dans son lit une alarme qui sonnait quand maman se levait, pour que les préposés viennent. J'ai demandé plusieurs fois que cette alarme soit réparée parce qu'elle était défectueuse. Je ne sais pas si elle fonctionnait le soir de l'accident», dit Mme Dagenais.
Après un repas avec sa mère, Mme Dagenais a quitté le CHSLD le 22 décembre à 20h. Vers 1h du matin, sa mère a été trouvée inconsciente sur le sol de sa chambre. Elle était tombée. Sa mâchoire supérieure et son poignet étaient fracturés?; son nez, littéralement broyé. Ses sinus ont été en hémorragie pendant plus de 20 heures. «Combien de temps a-t-elle passé au sol? On l'ignore, dit Mme Dagenais. Mais ce que je sais, c'est qu'elle souffre. Énormément.»
La porte-parole du centre de santé et de services sociaux d'Ahuntsic-Montréal-Nord, Isabelle Gagné, affirme qu'une enquête interne a été menée à la suite de la chute de Mme Rougeau. «Tout était en place sur le plan de la sécurité. Il n'y a pas eu non plus de faute d'un employé. Il s'agit d'un accident, tout simplement.»
Après son accident, Mme Rougeau a passé plus de 40 jours à l'hôpital de St. Mary et a dû recevoir quatre transfusions de plasma. Dans les premières heures, elle répétait?: «J'ai mal... J'ai mal», sous le regard impuissant de sa fille. «Je ne pouvais rien faire! Elle qui n'a jamais fait de mal à une mouche de toute sa vie a réellement souffert», raconte Mme Dagenais, un sanglot dans la voix.
Depuis l'accident, Mme Rougeau ne parle plus, ne mange plus et ne marche plus. «Je trouve ça épouvantable. C'est comme si je n'avais pas été capable de m'occuper d'elle. Je ne dors plus. Je veux que les gens prennent conscience de ce qui peut arriver. De ce qui est arrivé! Les gens ne sont pas conscients de la douleur éprouvée par ma mère», souffle Mme Dagenais, qui croit que les jours de sa mère sont comptés.
14 000 hospitalisations par année
Dans une étude publiée en 2005, l'Institut national de santé publique du Québec a révélé que 14 000 aînés sont hospitalisés chaque année à la suite d'une chute. Environ 600 en meurent. En plus des nombreuses blessures que causent les chutes, plusieurs personnes âgées qui en sont victimes deviennent plus craintives, explique le Dr David Lussier, de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal. «Quand les gens ont peur de tomber, ils se mobilisent moins et une perte d'autonomie peut s'ensuivre.»
L'an dernier, le Bureau du coroner a enquêté sur la mort de 88 personnes âgées à la suite d'une chute suspecte. En 2009, l'actuel président de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées (AQDR), Louis Plamondon, a scruté les rapports du coroner et a démontré que 34 aînés meurent chaque année au Québec à la suite d'une chute qui aurait pu être évitée.
Et cette donnée n'est selon lui que la pointe de l'iceberg puisque plusieurs cas ne font pas l'objet d'une enquête du coroner. «Des tonnes de recommandations et de bonnes pratiques existent pour amener les établissements à prévenir les chutes. Malgré tout, les chutes restent la cause la plus fréquente de mort par négligence chez les aînés du Québec. Il faut faire quelque chose», dénonce M. Plamondon.
Le Dr Lussier reconnaît qu'il peut être difficile d'éviter les chutes chez les aînés, mais que tous devraient adopter des mesures de prévention de base, comme faire de l'exercice, porter de bons souliers, profiter d'un bon éclairage, éviter les obstacles et mettre ses lunettes.

6 mars 2011

BEAULIEU, Marie: Département de service social - Université de Sherbrooke

Marie Beaulieu

Maltraitance envers les aînés: une Chaire de recherche à Sherbrooke
16 décembre 2010
La professeure Marie Beaulieu avait déjà participé à titre d'experte à l'élaboration du Plan d'action gouvernemental contre la maltraitance envers les personnes aînées, annoncé en juin dernier, un plan de 20 millions sur cinq ans et qui comporte quatre mesures principales.

Formation

  • Ph. D. (sciences humaines appliquées)

Domaines d'enseignement

  • Méthodes de recherche qualitative
  • Sociologie du vieillissement
  • Service social et vieillissement

Domaines de recherche et d'intérêt

  • Approches constructivistes en gérontologie
  • Recherche qualitative
  • Victimisation, peur du crime et mauvais traitements des aînés
  • Éthique et intervention gérontologique
  • Participation sociale des aînés

Projets de recherche

  • Villes amies des aînés
  • Structuration et opérationnalisation sur les valeurs morales dans les activités du Comité québécois d’éthique sur le vieillissement individuel et collectif
  • Sherbrooke, Ville amie des aînés programme OMS
  • Les impacts des insécurités liées à la victimisation criminelle dans la vie des aînés

Publications récentes

Articles scientifiques publiés

  • Etheridge, F, Belzile, L., Lynch, M., & Beaulieu, M. (2009). Le travail à domicile : une solution au désintérêt pour la gérontologie ?Vie et vieillissement 7(4).47-53.
  • Janvier-Lafrenière, R., & Beaulieu, M. (2009). Réflexions éthiques. Propos d’infirmières de CLSC sur le soutien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie. Perspective infirmière 6(5), 52-58.
  • Etheridge, F, Hallé, P., Lynch, M., & Beaulieu, M. (2009). "Décider de travailler auprès des aînés: représentations d’étudiants de professions relationnelles" La Gérontoise 20(1). 8-16.
  • Morin, C., Beaulieu, M. (2009). L’engagement de représentation des aînés dans la défense de leurs droits : une étude de cas à partir des dirigeants régionaux de l’AQRP. Vie et Vieillissement 7(1). 31-37.
  • Morin, C., Beaulieu, M. (2009). L’engagement de représentation des aînés dans la défense de leurs droits : une étude de cas à partir des dirigeants régionaux de l’AQRP. Vie et Vieillissement 7(1). 31-37.
  • Garon, S., Beaulieu, M., & Veil, A. (2008). Le programme Villes amies des aînésde l’Organisation mondiale de la santé : une occasion de reconnaissance pour les aînés ?Éthique publique10(2) 117-124.
  • Lamontagne, J.,Beaulieu, M., & Caron, C.D. (2008). Le respect de l’autonomie des aînés lors de soins palliatifs. Éthique publique 10(2). 51-59.
  • Aubin, M., Verreault, R., Savoie, M., LeMay, S., Hadjistavropoulos, T., Fillion, L., Beaulieu, M., Viens, C., Bergeron, R., Vézina, L., Misson, L., & Fuchs-Lacelle, S. (2008). Validité et utilité clinique d'une grille d'observation (PACSLAC-F) pour évaluer la douleur chez des aînés atteints de démence vivant en milieu de soins de longue durée. Revue Canadienne du Vieillissement/Canadian Journal on Aging, 27 (1), 45-55.
  • Garon, S., Beaulieu, M., & Veil, A. (2008). Le programme Villes amies des aînés de l’Organisation mondiale de la santé : une occasion de reconnaissance pour les aînés ? Éthique publique10(2) 117-124.
  • Lamontagne, J., Beaulieu, M., & Caron, C.D. (2008). Le respect de l’autonomie des aînés lors de soins palliatifs. Éthique publique 10(2). 51-59.
  • Aubin, M., Verreault, R., Savoie, M., LeMay, S., Hadjistavropoulos, T., Fillion, L., Beaulieu, M., Viens, C., Bergeron, R., Vézina, L., Misson, L., & Fuchs-Lacelle, S. (2008). Validité et utilité clinique d'une grille d'observation (PACSLAC-F) pour évaluer la douleur chez des aînés atteints de démence vivant en milieu de soins de longue durée. Revue Canadienne du Vieillissement/Canadian Journal on Aging, 27 (1), 45-55.
  • Beaulieu,M., Dubé, M., Bergeron, C., & Cousineau, M.-M. (2007). Are Elderly Men Worriedabout Crime? Journal of Aging Studies 21 (4), 336-346.
  • Quevillon, L., & Beaulieu, M. (2007). Les besoins des aînés en matière de sécurité dans les espaces publics de la ville de Sherbrooke. Intervention 126, 95-104.
  • Beaulieu, M., & Leclerc, N. (2006). Ethical and psychosocial issues raised by the practice in cases of mistreatment of older adults. Journal of Gerontological Social Work 46 (3/4), 161-186.
  • Couturier, Y, Beaudry, M., & Beaulieu, M., & Philips-Nootens, S. (2006). Le travail social dans le processus interprofessionnel de détermination de l’inaptitude de la personne âgée. Intervention 124, 52‑60.
  • Canuel, C., Crevier, M., Couturier, Y., & Beaulieu, M., Bélanger, J. (2006). Le travail social et le vieillissement : quelques enjeux pour la pratique. Intervention 124, 7-15.
  • Bergeron, C., Beaulieu, M., Dubé, M., & Cousineau M.-M. (2006). Groupes de discussion focalisés d’aînés dans la validation d’un outil traitant des inquiétudes face au crime. Intervention 124, 25-32.
  • Morin, C., & Beaulieu, M. (2006). Un pouvoir exercé par les aînés au Québec : les étapes de son déploiement. Intervention 124, 16-24.
  • Bélanger, J., & Beaulieu, M. (2006). L’évaluation clinique de l’inaptitude : des travailleurs sociaux et des médecins commentent le travail de l’autre et leurs espaces de rencontre. Intervention 124, 61-70.
  • Lamontagne, J., & Beaulieu, M.(2006). Accompagner son conjoint âgé en soins palliatifs à domicile : les éléments influençant l’expérience des proches aidants. Nouvelles pratiques sociales 18 (2), 142-155.
  • Beaulieu, M., & Giasson, M. (2005). L’éthique et l’exercice de l’autonomie professionnelle des intervenants psychosociaux œuvrant auprès des aînés maltraités. Nouvelles pratiques sociales 18 (1), 131-147.
  • Leclerc, N., & Beaulieu, M. (2004). Peur du crime et santé mentale des personnes âgées : comprendre pour mieux intervenir. Intervention 121, 51-60.
  • Beaulieu, M. (2004). La formation continue informelle : une réflexion inspirée de pratiques gérontologiques. Interactions 8 (2), 45-55.
  • Beaulieu, M.,& Lamontagne, J. (2004). Être âgé et mourir chez soi : les éléments du possible. Cahiers de soins palliatifs 5 (2), 29-50.
  • Giasson, M., & Beaulieu, M. (2004). Le respect de l’autonomie : un enjeu éthique dans l’intervention psychosociale auprès des aînés maltraités. Intervention 120, 98-109.
  • Beaulieu, M., Leclerc, N., & Dubé, M. (2003). Fear of crime among the elderly : An analysis of mental health issues. Journal of Gerontological Social Work 40 (4), 121-139.
  • Ouellet, N., & Beaulieu, M. (2003). Les facteurs psychosociaux associés à la consommation desomnifères chez les personnes âgées. Recherche en soins infirmiers 74, 38-46.
  • Beaulieu, M., & Ouellet, N. (2002). Dimensions psychosociales de la consommation de somnifères chez les aînés. Vie et vieillissement 1 (1), 67-74.
  • Beaulieu, M. (2002). Participer à une étude longitudinale sur le vieillissement : Un témoignage. Vie et vieillissement 1 (1), 47-50.
  • Beaulieu, M.(2002). Être âgé, vivre en milieu rural et se déplacer : Le transport intégré, une solution ? Le Gérontophile 24 (2), 3-10.
  • Beaulieu, M.(2002). La protection des personnes aînées contre l’exploitation. Analyse critique du rapport : «L’exploitation des personnes âgées, vers un filet de protection resserré. Rapport de consultation et de recommandations. Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Octobre 2001. Le Gérontophile 24 (2), 34-39.

Chapitres de livre ou d’un ouvrage collectif

  • Canuel, C., Couturier, Y., & Beaulieu, M. (accepté mai 2009, publication prévue 2010). Le rôle des professionnels à l’égard des proches lors de la détermination de l’inaptitude d’un aîné. Chapitre 10 dans LeBorgne-Ugen, F. et Rebourg, M. (eds) Le recours aux « solidarités familiales » : régulations publiques et pratiques sociales, droit et sociologie. (p x à x) Rennes : Presses de l’Université de Rennes. OU Rennes : Presses de l’école des hautes études en santé publique.
  • Beaulieu, M. (2009). Cuestiones éticas y psicosociales planteadas a raíz de la interventión en casos de malos tratos a personas mayores. In Tabuena Lafarga, M. (Ed.). Loc malos tratos a las personas mayores. Una realidad oculta. Caixa Catalunya Obra Social. Barcelona (Spain). pp. 57-67.
  • Beaulieu, M.(2009). Cuestiones éticas y psicosociales planteadas a raíz de la interventión en casos de malos tratos a personas mayores. In Tabuena Lafarga, M. (Ed.). Loc malos tratos a las personas mayores. Una realidad oculta. Caixa Catalunya Obra Social. Barcelona (Spain). pp. 57-67.
  • Beaulieu, M.,Garon, S. (2008).Cadres socio-juridiques, programmes et politiques sociales ou publiques qui orientent la mise en application du programme « Villes-Amies des Aînés » au Québec Actes du Colloque « Ville amie des aînés : enjeux et prospectives ». (pp. 14-17). Tenu le 28 novembre 2008 à Lille (France).
  • Garon, S., Beaulieu, M. (2008).Le projet ville amie des ainés, bilan du projet initial (2006-2007) et présentation des orientations (2008- 2013). Actes du Colloque « Ville amie des aînés : enjeux et prospectives ». (pp. 33-36). Tenu le 28 novembre 2008 à Lille (France).
  • Beaulieu, M., Garon, S. (2008). Cadres socio-juridiques, programmes et politiques sociales ou publiques qui orientent la mise en application du programme « Villes-Amies des Aînés » au Québec Actes du Colloque « Ville amie des aînés : enjeux et prospectives ». (pp. 14-17). Tenu le 28 novembre 2008 à Lille (France).
  • Garon, S., Beaulieu, M. (2008). Le projet ville amie des ainés, bilan du projet initial (2006-2007) et présentation des orientations (2008- 2013). Actes du Colloque « Ville amie des aînés : enjeux et prospectives ». (pp. 33-36). Tenu le 28 novembre 2008 à Lille (France).
  • Beaulieu, M., & Leclerc, N. (2006). Ethical and Psychosocial Issues Raised by Practice in Cases of Mistreatment of Older Adults. In Mellor & Brownell (Eds) Elder Abuse and Mistreatment : Policy, Practice and Research. New York : The Haworth Press Inc. 161-186.
  • Beaulieu, M.(2006). La formation en gérontologie : Le bilan expérienciel tiré de l’expertise développée à l’Université de Sherbrooke, Québec, Canada. Les cahiers de la FIAPA, 5, La transmission du savoir. p. 109-126.
  • Beaulieu, M.(2006). Training in Gerontology : An Assessment of the Work Undertaken at Sherbrooke University, Quebec, Canada. Les cahiers de la FIAPA, 5, The transfert of knowledge, 101-116.
  • Beaulieu, M.(2006). Intervention psychosociale auprès des familles-soutien violentes ou négligentes. Sous la direction de P. Guillaumot Le sujet âgé, ses proches et ses soignants. Ramonville Ste-Agne, Erès, coll. Relations, 45-50.
  • Beaulieu, M.(2005). Le respect de l’autonomie ou de la bienfaisance : l’articulation de deux valeurs en intervention dans les situations de mauvais traitements envers les aînés. Sous la direction de Françoise-Romaine Ouellette, Renée Joyal et Roch Hurtubise. Familles en transformation : quels enjeux éthiques? Québec, PUL / IQRC. Coll. Culture & Société, 333-347.
  • Beaulieu, M., Gordon, R. M., & Spencer, C. (2005). The Abuse and Neglect of Older Canadians : Key Legal and Related Issues. Dans A. Soden (ed). Advising the Older Client. Toronto, LexisNexis, Butterworths, 196-250.
  • Pigot H., Savary J.P., Metzger J.L., Rochon A., & Beaulieu M. (2005). Advanced technology guidelines to fulfill the needs of the cognitively impaired population, 3rd International Conference on Smart Homes and Health Telematics, ICOST 2005, July. 4-6, 2005, Sherbrooke, Canada. 25-32.
  • Beaulieu, M., & Dubuc, S. (2005). Les dilemmes éthiques des intervenantes et des intervenants confrontés aux situations de mauvais traitements envers les personnes aînées. Actes du 4e colloque de l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes, Les victimes d’actes criminels : Agir dans le respect de la personne. http://www.aqpv.ca/m14.pdf (consulté le 22 avril 2005)
  • Beaulieu, M.(2004). Intervenir auprès de la personne âgée maltraitée : de nombreux enjeux. Dans Allard, J., Hottin, P, & Préville, M. Vieillissement et problèmes de santé mentale. Actes du congrès scientifique 2003 «Problèmes de santé mentale et vieillissement» de l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, Sherbrooke, 182-195.
  • Beaulieu, M.(2003). La victimisation des personnes aînées. Quelques considérations psychosociales et éthiques. Sous la direction de INAVEM La victimisation des aîné(e)s. Paris, L’Harmattan. Collection Sciences criminelles, 67-100.

19 février 2011

Un individu a tenté de soutirer 5500 $ par téléphone à un couple d'aînés | Matthieu Boivin | Justice et faits divers

(Québec) Une femme de Québec invite les personnes âgées à la plus grande vigilance après que son père de 80 ans et sa mère de 75 ans eurent passé bien près d'engloutir une somme de 5500 $ dans une fraude de type «Grandson».
En début d'après-midi, mercredi, un inconnu a appelé la mère de la dame, à son domicile de Québec, en se faisant passer pour son petit-fils.
«Il lui a dit qu'il avait eu un accident à Montréal avec une auto louée et qu'il avait besoin d'argent pour payer une caution, car il avait été arrêté pour conduite avec les capacités affaiblies», raconte la dame qui veut préserver son anonymat et que l'on appellera Cécile. «Ma mère lui a dit qu'elle ne reconnaissait pas sa voix. L'homme lui a alors dit qu'il avait eu une fracture de la mâchoire dans l'accident, et que c'est pour cela qu'elle ne le reconnaissait pas.»
L'individu a appelé à deux autres reprises au cours de l'après-midi, afin de préciser qu'il avait besoin d'un total de 5500 $ pour payer la caution au palais de justice et pour débourser une partie des frais de réparation de la voiture.
C'est le père de Cécile qui a pris ces deux appels. L'homme a alors donné le nom d'un avocat de Montréal vers qui transférer l'argent, par le biais d'une banque de Québec.
«Mes parents étaient émotifs là-dedans, car c'était supposément pour leur petit-fils, qui avait déjà eu un accident d'automobile dans le passé. Et les parents de mon neveu étaient à l'extérieur du pays. Mes parents ne savaient pas quoi faire.»
Les parents de Cécile l'ont alors informée de ce qui arrivait à son prétendu neveu. Elle s'en allait chez ses parents, afin de cueillir son père et de se rendre à la banque pour verser la somme, quand les aînés se sont aperçus que c'était une arnaque.
«Mes parents avaient appelé sur le cellulaire du vrai petit-fils, mais il n'avait pas répondu. Il a rappelé peu après chez mes parents, et c'est à ce moment-là qu'il leur a dit qu'il n'était pas à Montréal du tout, mais bien à son boulot. Il s'est alors déplacé chez mes parents. C'est à ce moment que l'inconnu a rappelé de nouveau, et c'est mon neveu qui a pris l'appel.»
«Il a essayé d'étirer l'appel le plus longtemps possible afin de voir si c'était une voix qu'il connaissait, mais le gars à l'autre bout a raccroché, voyant que son coup n'avait pas marché. Le petit-fils n'a pas reconnu le gars à l'autre bout de la ligne. On a essayé de rappeler sur le numéro qu'on voyait sur l'afficheur, mais on aurait dit qu'on rappelait dans une cabine téléphonique.»
Position difficile
Cécile dit avoir pris la décision de parler dans les médias afin de prévenir les aînés de cette magouille. «Des grands-parents, c'est parfois vulnérable. Alors, ils se retrouvent dans une position difficile quand ils sont mis dans une position où un de leurs proches pourrait être en danger.»
«Et ce qui nous inquiète beaucoup, c'est que le gars qui a appelé connaissait le nom de ma mère, de mon père et le nom de mon neveu. Est-ce qu'il sait où mes parents habitent? Est-ce que ce gars-là est proche de nous, sans qu'on le sache. Il y a plein de questions comme ça qui nous passent par la tête.»
Cécile dit avoir appelé au poste de police de Sainte-Foy, où un employé lui aurait dit qu'elle ne pouvait pas porter plainte, car ses parents n'avaient pas été fraudés.
Une porte-parole de la police de Québec, Christine Lebrasseur, invite ces aînés à porter plainte, afin de permettre de faire progresser l'enquête.
«Nous avons reçu récemment des plaintes pour ce type de fraude, explique Mme Lebrasseur. Ces plaintes sont ensuite transférées à la GRC, car l'argent obtenu par ces fraudes est souvent envoyé à l'étranger.» Mme Lebrasseur invite toute personne qui reçoit un appel de ce genre à faire plusieurs vérifications auprès de ses proches avant de décider de transférer quelque somme que ce soit. En cas de doute, il faut appeler le 9-1-1 et demander à parler à un policier, indique Mme Lebrasseur.

French: Global Action on Aging

Les Articles en Français

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Pension/Retraites
Union Européenne : Retraites : Des réformes s'imposent pour assurer la durabilité et un revenu adéquat, estime l’Union Européenne (3 février 2011)
La Commission Européenne estime qu’un plan d’action concernant les retraites doit être pris au niveau communautaire afin de maintenir la stabilité de l’UE. En effet, certains pays n’ont pas suffisamment anticipé le vieillissement de la population et risquent d’être confrontés à des dépenses considérables pouvant mettre en péril la croissance et la stabilité de l’UE. Les députés recommandent également de lutter contre les inégalités du marché du travail qui tendent à pénaliser les femmes et qui entraînent une plus grande exposition des femmes à la pauvreté lors du vieillissement.
Espagne : L'Espagne s'apprête à reculer l'âge de la retraite à 67 ans (28 janvier 2011)
En Espagne, le conseil des ministres s’est entendu vendredi 28 janvier 2011 sur le rehaussement de l’âge de la retraite de 65 à 67 ans. Approuvé par les syndicats, le texte doit maintenant être voté par le Parlement. La réforme devrait être mise en place progressivement entre 2013 et 2027. Un aménagement est cependant prévu pour les personnes qui auront travaillé trente-huit et demie avec la possibilité de partir à la retraite à 65 ans.
France : Retraite : 17 ans de pénibilité pour un départ à 60 ans ! (20 janvier 2011)
La réforme des retraites en France continue de susciter des oppositions. En effet, alors que le gouvernement vient de transmettre de nouveaux décrets d’application de la réforme, le volet sur la pénibilité justifiant une retraite à 60 ans reste contesté au vue des conditions à remplir afin de bénéficier d’une retraite avancée. En effet, le texte indique que les travailleurs devront prouver qu’ils sont sujets à un taux d’incapacité de 20% minimum. Pour les travailleurs dont le taux d’incapacité se situe entre 10 et 20%, la condition requise pour bénéficier de la retraite à 60 ans sera l’exposition à un facteur de risques sur une période de 17 ans minimum.
France : Dépendance : Réforme, le calendrier se précise (19 janvier 2011)
La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot vient de constituer le comité interministériel responsable de l’organisation du débat national sur la dépendance. Dans cette optique, un site Internet devrait être ouvert à la fin du mois de janvier afin de recueillir les avis des citoyens. Le débat national devrait notamment soulever le problème de la réduction du nombre des aidants familiaux. Ce débat national offre également une occasion de faire le point sur la situation française vis-à-vis de la dépendance et de rappeler la nécessité d’augmenter la capacité de prise en charge des personnes âgées dépendantes.
France : Nouveaux retraités : les principales motivations de leur départ à la retraite (13 janvier 2011)
Une étude menée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse révèle que les nouveaux retraités veulent profiter le plus longtemps possible de leur retraite.
En effet, les deux motivations majeures pour le départ à la retraite sont l’obtention d’une retraite sans décote et la volonté de profiter au maximum de cette dernière. Ainsi, une majorité des nouveaux retraités ne souhaite pas bénéficier des dispositifs d’incitation à la poursuite d’activités comme le cumul emploi-retraite.
France : Maison de retraite « gay friendly » : la France en retard sur les autres pays ( 11 janvier 2011)
Dans les prochaines années, les baby boomers et par conséquent toute une génération d’homosexuel(les) va arriver à l’âge de la retraite. Certains individus de cette génération vont être placés dans des maisons de retraite, et c’est ainsi qu’une question apparaît : faut-il créer des maisons de retraite « gay friendly » comme celles qui existent à Amsterdam, Barcelone, Montréal ou encore aux États-Unis ? Quels aménagements doivent être réalisés afin de répondre aux besoins de ces futurs retraités ?
Royaume-Uni : Un Britannique sur 6 aura 100 ans (30 décembre 2010)
Le secrétaire d'État chargé des retraites Steve Webb dit que des millions de Britanniques vont passer un tiers de leurs vie comme retraités et que par conséquent le système des retraites doit être reformé. En effet, une étude révèle qu’un Britannique sur six sera centenaire en 2066. Pour faire face à cet accroissement du nombre de centenaires, l’âge de la retraite sera de 66 ans d’ici à 2020.




Monde : Surdité : plus de risques de démence? (15 février 2011)
Des chercheurs de la faculté de médecine Johns Hopkins du Maryland ont mis en avant le lien qui existe entre le vieillissement, la surdité et le risque de développer une démence. En effet, selon cette étude, les personnes âgées affectées par une perte de l’ouie ont plus de risques de développer une démence. De plus, ce risque augmente avec le niveau de surdité.
Europe : Le travail bon pour la santé: un principe vérifié aussi pour les seniors (11 février 2011)
L’enquête SHARE 2006 montre que les seniors qui travaillent se sentent en meilleur santé par rapport aux seniors qui ne pratiquent pas d’activités professionnelles. L’étude menée dans 14 pays européens sur des personnes âgées de 50 à 59 ans révèlent également que la Pologne est le pays où le plus grand nombre de seniors se disent être en mauvaise santé, tandis que l’Irlande est le pays où le moins de seniors se déclarent être en mauvaise santé.
France : Dépendance : Sarkozy annonce la création d'une 5e branche de la Sécu "cet été" (10 février 2011)
Le gouvernement français va ajouter une cinquième catégorie à la protection sociale. Cette catégorie concernera la protection des individus face à la dépendance. En effet, le dépendance résulte pour la majeur partie des cas du processus de vieillissement. Une telle protection s’avère indispensable afin de répondre et de faire face à l’évolution de la population étant donné que chaque année environ 80 000 personnes atteignent l’âge de 80 ans.
Monde : La marche améliore les performances cognitives (8 février 2011)
Selon une étude menée par le professeur Kirk Erickson de l’Université de Pittsburgh, l’exercice cardiovasculaire permettrait de retarder le déclin cognitif résultant du vieillissement. En effet, lors du vieillissement, le volume de l’hippocampe du cerveau diminue, ce qui provoque des troubles de la mémoire. L’étude révèle que la stimulation cardiaque par la marche permet d’augmenter de 2% le volume de l’hippocampe et donc de retarder le déclin cognitif.
France : « Grand âge et suicide » un sujet encore tabou (4 février 2011)
En France, les personnes âgées de plus de 65 ans ne constituent que 16% de la population totale et cependant 28% des suicidés appartiennent à cette catégorie de la population. La dépression est la principale cause du suicide des seniors. Ainsi, l’accent doit être mis sur le dépistage de la dépression étant donné que la tentative de suicide chez la personne âgée aboutit de manière plus fréquente à la mort que chez les sujets plus jeunes.
États-Unis : Attaques tous azimuts contre la réforme santé d'Obama (1 février 2011)
Alors que le juge Roger Vinson de Floride vient de prononcer l’inconstitutionnalité de la réforme sur la couverture de santé du président américain Barack Obama, les sénateurs républicains tentent d’organiser un vote afin d’abroger la réforme. En effet, dès sa promulgation en mars 2010, les républicains y étaient fortement opposés et avaient annoncé leur volonté de l’abroger dans le futur. Cette offensive intervient juste après le vote de la Chambre des Représentants pour l’abrogation qui s’est tenu le 19 janvier 2011.
Canada : Québec : 745.000 dollars pour aider à lutter contre le suicide des aînés (27 janvier 2011)
Le gouvernement québécois va consacrer 745.000 dollars canadiens pour la lutte contre le suicide des personnes âgées. L’aide financière sera versée à l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) sur une période de trois ans. L’association, en collaboration avec d’autres institutions traitant de cette thématique va mettre en place des plans d’actions régionaux, censés être plus efficaces que l’élaboration d’un plan unique.
États-Unis : Alzheimer : Le test de détection d'Eli Lilly en passe d'autorisation de la FDA (26 janvier 2011)
Le comité consultatif de la US Food and Drug Administration (FDA) considère que le test Amyvid est efficient et ne présente aucun danger pour les patients. Le test Amyvid permet de détecter la présence de la plaque de bêta-amyloïde dans le cerveau responsable de la maladie d’Alzheimer. Cependant, le comité recommande de n’approuver le test qu’à la condition que les médecins suivent une formation spécialisée afin de pouvoir interpréter correctement les résultas.
États-Unis : Alzheimer : Détecter des années avant, grâce à l'imagerie (24 janvier 2011)
L’observation des biomarqueurs caractéristiques de la maladie d’Alzheimer pourrait permettre de détecter la pathologie des années avant que les premiers symptômes ne surviennent. En effet, des chercheurs américains ont révélé pouvoir observer la β-amyloïdes --le principal constituant des plaques amyloïdes dans le cerveau des patients atteints de la maladie d'Alzheimer-- in vivo grâce à un procédé d’imagerie. Une seconde étude révèle qu’un faible ratio β-amyloïde 42/40 dans le plasma entraîne un déclin cognitif plus rapide.
France : Dépistez vos facteurs de risques cardiovasculaires dans votre pharmacie ! (19 janvier 2011)
Les pharmaciens qui suivront une formation spécialisée pourront proposer à leur clientèle un dépistage des risques cardiovasculaires dans leur officine. Examinant 5 facteurs, le dépistage ne dure que 20 minutes et donne des résultats immédiats. L’initiative lancée par le Collectif National des Groupements de Pharmaciens d’Officine et l’assureur Allianz devrait ainsi permettre d’améliorer le système de prévention des maladies cardiovasculaires.
Monde : Prévention des chutes des personnes âgées : La pratique du tai-chi recommandée (17 janvier 2011)
L’American et la British Geriatrics Societies conseillent aux personnes âgées de pratiquer le tai-chi afin de prévenir les risques de chutes. En effet, les chutes se révèlent particulièrement dangereuses pour les personnes âgées. C’est notamment au sein de ce groupe de personnes que l’on enregistre le plus grand nombre de décès causés par une chute. De plus, selon l’OMS il y aurait chaque année à travers le monde 37,3 millions de chutes graves qui nécessiteraient des soins médicaux. La pratique du tai-chi permettrait de réduire le risque de chute de 35% selon une revue Cochrane.
Rapport : France : Prendre en soin les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer : le reste à charge (2010)
Pour chaque personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, le coup financier que doit supporter la famille ou le couple aidant-aidé s’élève en moyenne a 1 000 Euros par mois. Le montant du reste à charge varie en fonction du type de logement de 570 à 2 300 Euros par mois. Le reste à charge varie également en fonction du degré de dépendance. En effet, l’augmentation du niveau de dépendance entraîne une augmentation des dépenses pour des produits qui ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie, ni par les plans d’aide.
Rapport : Suisse : L’épilepsie au cours du vieillissement (2010)
Face au vieillissement de la population suisse, le corps médical devra porté une attention particulière à l’épilepsie dans les prochaines années. En effet, des études ont montré qu’au cours du vieillissement, les maladies vasculo-cérébrales constituaient la cause la plus grave et fréquente d’épilepsie. Or, il s’agit aussi d’une maladie qui peut être évité grâce à une observation précise des facteurs de risques.
Rapport : France : L’accompagnement de la maladie d’Alzheimer au domicile : perceptions et pratiques des professionnels du soin et de l’aide (septembre 2010)
Le progrès dans le domaine de l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer au domicile est un des objectifs du plan Alzheimer 2008-2012. En effet, l’accompagnement de personnes atteintes de cette maladie varie en fonction de l’évolution et du stade d’avancement de la pathologie. De plus, face au vieillissement de la population, l’accompagnement au domicile devient un enjeu central étant donné que le taux de personnes atteintes de la maladie augmente rapidement après 75 ans. Cependant, peu d’information est disponible concernant les professionnels en charge de personnes âgées atteintes de la maladie et résidant à leur domicile. L’enquête réalisée par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a ainsi pour but d’appréhender les pensées et les pratiques des professionnels face à la maladie d’Alzheimer.
Rapport : France : Regards croisés sur la maladie d’Alzheimer : perceptions, opinions et attitudes du grand public, des aidants proches et des aidants professionnels (septembre 2010)
La maladie d’Alzheimer entraîne une exclusion non seulement des personnes atteintes de la pathologie mais également de la famille des patients. Pour lutter contre cette exclusion, il est nécessaire de changer la perception que le grand public porte sur la maladie. C’est ainsi que le plan Alzheimer 2008-2012 définit l’amélioration de la « connaissance du regard porté sur la maladie » comme une priorité. Dans cette optique, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a été chargé de mener une enquête sur le regard que porte le grand public sur la maladie. Il en ressort notamment que le grand public assimile majoritairement la perte de la mémoire, la dépendance et la perte des capacités intellectuelles à la maladie. De plus, la maladie d’Alzheimer est considérée comme le nouveau fléau et est la troisième maladie la pus redoutée, après le cancer et les accidents de la circulation.
France : Euthanasie : Des seniors méfiants qui préfèrent le développement des soins palliatifs (19 janvier 2011)
Alors que la légalisation de l’euthanasie sera débattue le 25 janvier 2011 par les sénateurs, un sondage réalisé par Opinion Way révèle qu’une grande majorité des personnes âgées (73% des plus de 60 ans) est très hostile à cette légalisation. De plus, 62% des seniors sont préoccupés par les risques de dérives qui peuvent accompagner la légalisation tels que l’euthanasie de personnes non consentantes.
France : Alzheimer : la protéine Tau, impliquée dans la dégénérescence neuronale… serait capable de protéger l'ADN (18 janvier 2011)
L’équipe « Alzheimer & Tauopathies » du CNRS de Lille a découvert qu’en situation de stress cellulaire, la protéine Tau peut se fixer à l’ADN afin de le protéger. Cette découverte permet d’avancer plus rapidement dans la recherche d’un traitement des maladies Tauopathies telles que la maladie d’Alzheimer. En effet, ces dernières sont causées par une accumulation de protéines Tau anormales dans les cellules nerveuses ce qui provoque leur dégénérescence.
France : L'ASIPAG lance un Label relatif aux Usages des Technologies pour l'Autonomie (17 janvier 2011)
L’ Association Solutions Innovantes pour l'Autonomie et Gérontechnologies (ASIPAG) a annoncé vouloir développer un « Label relatif aux Usages des Technologies pour l’Autonomie ». Les critères de ce label seront basés sur la concordance entre l’utilité et les attentes des usagers. Ce label devrait notamment permettre aux usagers de se référer à un critère de qualité quant aux technologies utilisées ainsi que de permettre aux industriels de se distinguer sur le marché.
Québec : Le Québec va déployer l’approche Carpe Diem via des formations de formateurs (17 janvier 2011)
Au Québec, la ministre responsable des Aînés Marguerite Blais, a annoncé l’attribution d’une subvention de 240 000$ sur 3 ans pour la formation des soignants chargés de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Cette formation doit permettre d’étendre, à l’échelon national, l’approche particulière de la maison Carpe Diem dans la prise en charge des malades. Cette approche tend , en effet, à établir un mode de vie identique à celui que les patients avaient quand ils résidaient à leur domicile.
Israël : Cellules souches et autoréparation des muscles des personnes âgées (17 janvier 2011)
Une découverte faite par les chercheurs de l’Université de Tel Aviv permet d’avancer dans le développement d’une nouvelle médecine qui pourrait aboutir à l’autoréparation des muscles des personnes âgées. En effet, les chercheurs ont mis en évidence que l’exercice physique permet d’accroître le taux de cellules souches musculaires, cellules étant à l’origine du renouvellement des muscles âgés.
France : Infarctus : Les femmes aussi sont concernées (14 janvier 2011)
Une nouvelle campagne de communication insiste sur le fait que les femmes ont les mêmes risques que les hommes d’être victime d’un infarctus. Alors que ces dernières sous-estiment les risques, la campagne de communication rappelle que les maladies cardiovasculaires sont en fait la première cause de mortalité chez les femmes. De plus, la campagne de communication insiste sur le fait que l’infarctus est plus dangereux pour les femmes. Elles bénéficient de moins de prévention cardiovasculaire alors que leur pronostic est plus défavorable que celui des hommes.
France : Quel poids financier pour l'entourage d'un malade d'Alzheimer ? (13 janvier 2011)
Une enquête menée par l’association France Alzheimer révèle que l’entourage d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer supporte un poids financier qui oscille entre 570 et 2 300 euros par mois selon que le malade réside à son domicile ou dans un établissement. De plus, l’enquête met en avant la sous rémunération des soignants par rapport à l’investissement personnel et financier que requiert leur profession.
Québec : Des personnes âgées plein les urgences (8 Janvier 2011)
En ce début d’année, la moyenne des taux d’occupation des urgences des hôpitaux du Québec atteint un total de 141%, certains hôpitaux enregistrent même des taux d’occupation de 256% et de 304%. En moyenne les personnes âgées représentent entre 60 et 70% des patients. Cet encombrement des urgences s’explique notamment par le système de santé qui repose sur les hôpitaux et par le rapide vieillissement de la population.
États-Unis : Un nouveau test sanguin pour Alzheimer ( 7 janvier 2011)
Des chercheurs américains ont annoncé avoir développé un nouveau procédé qui pourrait éventuellement permettre de déceler la maladie d’Alzheimer grâce à un test sanguin. Le test sanguin pourrait notamment permettre aux laboratoires pharmaceutiques de choisir leurs sujets atteints d’Alzheimer pour mener des essais cliniques.
France/États-Unis : Alzheimer : de nouvelles perspectives ( 6 janvier 2011)
Une découverte médicale permet d’explorer de nouvelles voies dans la recherche d’un traitement pour les pathologies du cerveau telles que les maladies d’Alzheimer ou encore de Huntington. En effet, des chercheurs français et américains ont annoncé avoir fait une découverte sur les récepteurs des cellules nerveuses du cerveau humain.
États-Unis : Seniors : marcher vite et vivre vieux! ( 6 janvier 2011)
Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Pittsburgh, le rythme de la marche à pied aurait des conséquences sur l’espérance de vie. En effet, l’espérance de vie à un âge donné augmenterait à partir d’une allure d’un mètre par seconde. La vitesse de marche aurait notamment une incidence sur l’espérance de vie chez les personnes âgées de plus de 75 ans.
France : Accidents domestiques : seulement 25% des personnes âgées ont adapté leur logement, selon un sondage Notre Temps-Mondial Assistance (3 janvier 2011)
Les accidents domestiques, et notamment les chutes constituent une crainte pour 93% des personnes âgées de plus de 70 ans. Cependant seuls 25% des plus de 70 ans ont adapté leur logement. En effet, une majorité des seniors estime que les risques sont plus important à l’extérieur de leur domicile alors que les accidents surviennent trois fois sur quatre dans le domicile. Cette sous estimation du risque est notamment du au fait que les seniors se sentent bien informés des dangers.
États-Unis : USA/Cellules souches : Un essai autorisé (3 janvier 2011)
Les autorités américaines du médicament (FDA) ont autorisé l’entreprise Advanced Cell Technology à pratiquer un essai clinique sur les personnes âgées pour le développement d’un traitement de la dégénérescence maculaire : maladie qui touche entre 10 et 15 millions d’Américains et approximativement 10 millions d’Européens.
Rapport : France : Charte Alzheimer: éthique & société 2010 (2010)
Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ne doivent pas se voir priver de leurs droits au nom des incapacités résultant de la maladie. Les divers droits tels que le respect de la dignité humaine, la prise en considération des souhaits et des attentes de la personne malade doivent être respectés. Ainsi, ces droits sont promulgués dans la Charte Alzheimer : éthique et société.
Rapport : France : Synthèse: Vivre ensemble plus longtemps : Enjeux et opportunités pour l’action publique du vieillissement de la population française (2010)
Le vieillissement de la population française est aujourd’hui un phénomène majeur dont l’évolution sera rapide jusqu’en 2035 et par conséquent qui appelle à des modifications, à des aménagements de l’action publique. Afin de minimiser les effets négatifs de cette évolution, le gouvernement a édicté 10 propositions telles que la politique « de vieillissement réussi » qui consiste à assimiler dès l’enfance les réflexes d’une bonne hygiène de vie , ou encore le développement de produits utilisables par tous.
Espagne : Donner son corps pour faire des économies (5 janvier 2011)
Depuis ces dernières années, l’Espagne enregistre une augmentation du nombre du don de son corps après le décès. La raison principale de cette pratique est la nécessité accrue pour les familles d’économiser les frais d’enterrement. Les retraités constituent ainsi le groupe dominant parmi les donneurs. Cependant l’absence de régulations nationales amène certaines facultés à accepter des corps même si les défunts n’ont pas expressément donner leur accord de leur vivant, de même les familles peuvent bloquer l’accès aux corps du donateur.
France : Une 78e Saint-Valentin pour un couple en Bretagne (15 février 2011)
Mariés depuis 1932, Germaine Cellier âgée de 98 ans et Louis Cellier âgé de 102 ans ont fêté cette année leur 78ème Saint-Valentin. Les époux qui se sont rencontrés à Paris ont deux enfants, deux petits-enfants, six arrière petits-enfants et trois arrière arrière petits-enfants. Le couple partage une chambre dans une résidence pour personnes âgées en Bretagne.
France : Aide à l’autonomie : conseil extraordinaire de la CNSA (15 février 2011)
A la suite de l’annonce du débat national sur la dépendance des personnes âgées, Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a rencontré les membres du conseil de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). La CNAS joue un rôle prépondérant dans toutes les thématiques relatives à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. LA CNSA soutient notamment l’initiative du gouvernement de ne pas se cantonner à l’aspect financier mais de promouvoir une réflexion sur la place qu’occupent les personnes âgées dans la société.
France/Tunisie : Paris débloque une « aide sociale d'urgence » en faveur de la Tunisie (14 février 2011)
La France a crée une « aide sociale d’urgence » destinée à aider les membres les plus fragiles de la population tunisienne tels que les enfants et les personnes âgées. Cette aide devrait atteindre un montant de 350 000 euros. L’aide financière sera en grande partie versée à des associations locales et à des services sociaux et médico-hospitaliers afin de leur permettre de mener à bien leurs projets.
France : Dépendance : 6.000 places supplémentaires pour les personnes âgées et handicapées en Ile-de-France (12 février 2011)
L’Agence régionale de santé d’Ile-de-France va consacrer 125 millions d’euros afin d’augmenter les capacités d’accueil des personnes âgées et handicapées. Cette nouvelle allocation devrait permettre de créer 6.000 places supplémentaires dans le secteur médico-social et devrait générer 5.000 emplois. Une stratégie particulière sera développée pour la ville de Paris et la Seine-Saint-Denis.
France : Personnes âgées et maltraitance financière : les principaux constats de la mission du Médiateur de la République (10 février 2011)
Le vieillissement de la population est susceptible de déboucher sur une augmentation de maltraitances financières envers les personnes âgées. Confronté à un manque d’information, le Médiateur de la République avait demandé en septembre 2010 de mener une mission sur la maltraitance financière dont sont victimes les personnes âgées. Cette mission avait notamment pour but d’identifier les failles du système afin de l’améliorer en proposant de nouvelles pistes. Le rapport, qui comporte un certain nombre de recommandations, a été transmis au Médiateur au début du mois de février 2011.
France : Personnes âgées et dépendance : adapter les logements, un chantier prioritaire (9 février 2011)
Au cours du vieillissement, des travaux d’aménagement du domicile deviennent une nécessité afin de sécuriser et de maintenir l’accessibilité des occupants à l’ensemble du domicile. En effet, en France, environ 800 000 personnes déclarent ne plus pouvoir accéder à toutes les pièces du logement. Avec le vieillissement de la population, ce phénomène va prendre de l’ampleur. Ainsi, la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) a demandé aux pouvoirs publics de reconnaître l’adaptation des logements comme une priorité.
France : Les personnes âgées victimes de maltraitance financière (9 février 2011)
Les personnes âgées sont de plus en plus victimes de maltraitance financière. En effet, les spoliateurs tirent profit, à la fois, de la vulnérabilité et de la solitude qui affectent les personnes âgées. Alors que les maltraitances financières orchestrées par des membres de la famille restent prédominantes, l’emprise des associations sectaires sur les personnes âgées s’accroît. Ces dernières parviennent notamment à intégrer des maisons de retraites en proposant des méthodes de guérison et de bien-être.
Royaume-Uni : Une mamie britannique empêche un braquage (8 février 2011)
A Northampton, en Angleterre, une retraitée a réussi à déjouer les plans de 6 braqueurs. Agissant seule et n’étant munie que d’un sac à main, la retraitée est intervenue dans un bijouterie qui se faisait cambrioler. Bien que les 6 braqueurs étaient armés de massues, personne n’a été blessé et 4 braqueurs ont pu être interpellé.
États-Unis : Lauren Hutton, 67 ans, mannequin pour la marque de bijoux Alexis Bittar (8 février 2011)
Alors que la majorité des publicités actuelles mettent en scène des personnes jeunes, les grandes marques de luxe font de plus en plus appel à des personnes âgées de plus de 50 ans afin de représenter leurs produits. C’est ainsi que la comédienne Lauren Hutton a été choisi pour être l’ambassadrice du joaillier américain Alexis Bittar. Cette nouvelle tendance a ainsi pour but d’attirer les personnes âgées de plus de 50 ans.
France : Paris : Création de Paris Solidarité, une aide complémentaire au minimum vieillesse (7 février 2011)
Alors que 12,6% des Parisiens âgés de 60 à 74 ans vivent sous le seuil de pauvreté, la Ville de Paris a décidé de créer une aide complémentaire à l’Allocation de solidarité aux personnes âgées afin qu’aucun senior ne vive avec moins de 840 euros par mois. Les personnes âgées qui ont des ressources inférieures à 1 100 euros par mois vont également pouvoir bénéficier de l’aide « Paris Logement ». De plus, une exonération à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie est prévue pour les seniors dont les revenus sont inférieurs à 1 000 euros.
Belgique : Hausse des maltraitances envers les personnes âgées (2 février 2011)
L’association Respect Seniors a enregistré une augmentation de 54% des cas de maltraitance à l’égard des personnes âgées entre 2009 et 2010. La majorité des affaires concerne des cas de maltraitances psychologiques. Les femmes âgées entre 78 et 89 ans sont les principales victimes de maltraitance dont les auteurs sont dans 60% des cas des membres de la famille de la victime.

Rapport : France : Maltraitance envers les personnes âgées (Février 2011)
Selon des estimations, 5% des personnes âgées de plus de 65 ans vivant en France auraient été victimes de maltraitance en 2004. Cependant les cas de maltraitance sont majoritairement ignorés. En effet, seul 1 cas sur 14 serait signalé. Les femmes âgées, veuves et vivant avec des membres de leur famille sont les principales victimes de maltraitance. La maltraitance envers les personnes âgées est principalement perpétrée par l’entourage de la victime, le voisinage et le personnel soignant.
France : L'envolée du chômage des seniors sous le coup de la crise (2 février 2011)
Alors que le gouvernement français vient de rehausser l’âge de départ à la retraite, le Pôle emploi a enregistré une augmentation de 16,3% du nombre de travailleurs de plus de 50 ans à la recherche d’un emploi pour l’année 2010. Les obligations qu’ont les entreprises de développer des plans d’action afin de favoriser l’emploi des seniors ou encore la suppression des pré-retraites financées par l’État n’ont pas inversé la tendance. En effet, grâce au mécanismes de pré-retraites financées par les entreprises et également de par le dispositif de rupture conventionnelle, les entreprises ont la possibilité de congédier les travailleurs de plus de 50 ans.
Chine : Obligation de choyer les seniors? (2 février 2011)
La Chine envisage de mettre en place une loi qui obligerait les individus à prendre soin de leurs parents. Le but de cette proposition de loi est de lutter contre la déprime qui touche les personnes âgées, et qui entraîne un fort taux de suicide. En effet, la Chine enregistre le troisième taux de suicide des seniors le plus élevé au monde. La solitude est la principale cause de le dépression chez les seniors.
Le gouvernement algérien entend protéger les personnes âgées de par le renforcement des liens familiaux. En effet, la nouvelle loi prévoit des sanctions contre toute personne qui abandonne un membre âgé de sa famille ou qui met cette personne dans une situation de risque. La peine prévue varie entre 6 à 18 mois d’emprisonnement et peut être assortie d’une amende. Une peine similaire sera appliquée aux individus refusant de prendre soin de leurs parents alors qu’ils en ont la capacité financière.
Japon : De plus en plus de vols à l’étalage commis par des seniors… (28 janvier 2011)
En 2010, la police japonaise a arrêté 27.000 personnes âgées pour cause de vol. Ainsi donc les personnes de plus de 65 ans commettent plus d’un quart des vols, soit presque autant que les adolescents. La plupart des vols concernent des produits de première nécessité. Les policiers expliquent cette évolution par la pauvreté dont sont victimes de plus en plus de personnes âgées ainsi que par la détérioration des liens familiaux qui débouche sur la solitude des aînés.
Japon : La solitude, un fléau en plein essor (27 janvier 2011)
Le Japon est confronté à un problème grandissant : celui de la solitude notamment la solitude des personnes âgées. En effet, les bases traditionnelles de la société telles que la famille ou le voisinage sont en déclin. De plus, le nombre de personnes vivant seules est en voie d’augmentation et une accélération de ce phénomène est attendue dans les prochaines années. Pour lutter contre la solitude, le gouvernement vient de commencer son travail sur l’élaboration d’une « stratégie d’insertion sociale ».
Monde : Réseaux sociaux, personnes âgées et gérontologie (24 janvier 2011)
Une étude menée par le Dr Galit Nimrod de l’Université Ben Gurion met en évidence l’incidence positive des réseaux sociaux sur les personnes âgées. En effet, selon les conclusions de l’étude, les réseaux sociaux contribuent à la socialisation des individus en leur permettant de participer et d’appartenir à de nouvelles « communautés ». Ces participations influent directement sur le bien être des personnes âgées.

France : Solitud’écoute : Un peu de douceur et d’écoute dans un monde de brutes (21 janvier 2011)
Erigée en « Grande cause nationale 2011 » la solitude touche un Français sur dix et particulièrement les personnes âgées. Afin de lutter contre la solitude dont sont victimes les personnes âgées, l’association les petits frères des Pauvres a mis en place en 2007 le numéro « Solitud’écoute ». Géré par des bénévoles et opérant de manière anonyme, le but de l’association est d’apporter un soutient aux personnes âgées de plus de 50 ans qui sont dans l’incapacité de se déplacer ou qui recherchent une personne prête à les écouter.
Suisse : Les aînés sont les personnes les plus menacées par la pauvreté (Forum Caritas à Berne) (17 janvier 2011)
En Suisse, l’augmentation du nombre de personnes âgées soulève le problème de la pauvreté des seniors. En effet, un communiqué publié lors du Forum Caritas a révélé que les disparités entre riches et pauvres augmentent avec l’âge et donc que les personnes les plus vulnérables face à la pauvreté sont les personnes du quatrième âge. Cette situation a également des répercussions sur la population active. En effet, les personnes actives, en plus de leurs enfants, doivent également s’occuper de leur aînés.
France : Dépendance : Quatre groupes de travail (4 janvier 2011)
Face à un accroissement annuel du nombre de personnes atteintes de perte d’autonomie, le gouvernement français a ouvert le dossier de la dépendance avec la création de quatre groupes de travail. Chacun des quatre groupes se penchera sur une des thématiques suivantes : le financement de la dépendance, son anticipation, les différents types de prises en charge de la dépendance et le dernier groupe sera chargé de mener une réflexion sur la place du vieillissement dans la société française.
France : Le 5ème risque n’est pas qu’une question d’argent selon le Collectif « Une société pour tous les âges » (14 décembre 2010)
Le Collectif d'experts ou think tank intitulé
"Une société pour tous les âges" auquel Annie de Vivie, fondatrice d'Agevillage collabore, a invité la presse ce 8 décembre 2010 sur le fait que le 5ème risque "aide à l'autonomie" n'était pas qu'une question d'argent.
Rapport : Union Européenne : L'Europe vieillissante doit compter sur les femmes (Septembre 2010)
Les députés européens appellent les États membres de l’Union Européenne à prendre des mesures en faveur des femmes afin de lutter contre la pauvreté et la mauvaise santé qui affectent les femmes âgées plus que les hommes âgés.
En effet, bien que les femmes ont une espérance de vie supérieure de 5 points à celle des hommes, leur espérance de vie en bonne santé est quand à elle pratiquement identique à celle des hommes. Cette situation résulte notamment des inégalités dont sont victimes les femmes sur le marché du travail.
RD Congo : Une nouvelle vague de massacres, selon Human Rights Watch (21 mai 2010)
Selon l’ONG Human Rights Watch, l'Armée de résistance du Seigneur, groupe rebelle ougandais, a tué 96 civils et en a enlevé des dizaines d'autres dans le nord-est de la République démocratique du Congo entre janvier et début avril 2010. De nombreuses personnes âgées figurent parmi les victimes. Par exemple, dans le village de Munuku au moins 24 civils ont été assassinés, parmi lesquels 15 hommes et femmes âgés.
France : Semaine bleue : les Aînés ruraux présentent leurs actions (21 octobre 2010)
La fédération des Aînés ruraux de l'Ain se réunit vendredi pour présenter ses actions réalisées dans le cadre de la Semaine bleue, la semaine nationale des retraités et personnes âgées. L’objectif est à la fois de changer l’image des retraités et de créer un lien intergénérationnel : un chant de Noël, une aide aux devoirs pour les écoliers, porter des repas aux adhérents qui ne peuvent plus se déplacer, par exemple.
Monde : Rapport du Secrétaire général pour la 48ème session de la Commission pour le développement social : Poursuite de l’application du Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement, 2002 (25 novembre 2009)
(Rapport aussi disponible en anglais, chinois, russe, espagnol et arabe)
Le rapport du secrétaire général pour la prochaine session de la Commission pour le développement social en février 2010 vient d'être publié. Ce rapport souligne les priorités des États Membres pour les années à venir et les vues de ces derniers sur les mécanismes qui permettraient d’améliorer la mise en oeuvre du Plan d’action international de Madrid de 2002 sur le vieillissement. De plus, le rapport présente les options concernant les modalités futures du processus d’examen et d’évaluation de ce Plan en 2012.

Nations Unies : Principes des Nations Unies pour les personnes âgées (16 décembre 1991)
L’Assemblée Générale, conformément au Plan d’action international sur le vieillissement adopté par la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement et en tenant compte du vieillissement de la population, encourage les gouvernements à inclure, dès que possible, ces cinq principes dans leur programme national. Les points majeurs des ces principes sont : l’indépendance, la participation, la santé, l’autoréalisation et la dignité des personnes âgées. Le but de ces principes est de garantir une attention prioritaire à la situation des personnes âgées.

Personnes âgées et maltraitance financière : les principaux constats de la mission du Médiateur de la République 

Senior Actu

10 février 2011

France
La Fédération internationale des associations de personnes âgées (Fiapa) a récemment appelé à une prise de conscience de la maltraitance financière exercée à l’égard des personnes âgées, qui reste encore sous-estimée dans notre pays… Pourtant, les évolutions démographiques et l'accroissement du nombre de seniors, parfois fragilisés par une maladie neurodégénérative, risquent d'entraîner une accentuation de ce phénomène dans les prochaines années.

Si le droit français envisage depuis longtemps les abus à l’égard des personnes vulnérables, que la loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs a entendu mieux prévenir, cette forme insidieuse de maltraitance reste encore mal connue et mesurée et ne se limite pas aux personnes résidant à domicile. Elle s’observe aussi au sein des établissements accueillant des personnes âgées, qui sont pourtant avant tout des lieux de protection.

Sensible à l’émergence de ce phénomène, le Médiateur de la République a demandé, le 15 septembre 2010, à trois professionnels reconnus, Alain Koskas, président du Conseil scientifique de la Fiapa, Véronique Desjardins, directrice d’hôpital à l’AP-HP, et Jean-Pierre Médioni, directeur d’EPHAD, de mener une mission sur la maltraitance financière à l’égard des personnes âgées dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, envisageant l’ensemble des résidants, qu’ils fassent, ou non, l’objet d’une mesure de protection.

Un an après le rapport Courtial, qui s’est attaché à examiner les besoins de sécurité liés au vieillissement de la population, principalement à leur domicile, l’objectif assigné cette Mission a été de dresser un état des lieux de la situation juridique et pratique en établissement, d’étudier les conditions de prévention, de dépistage et de sanction des actes de maltraitance financière au regard des dispositions existantes et des bonnes pratiques reconnues, et d’envisager les pistes d’amélioration possible.

Le rapport résultant de ces travaux a été remis au Médiateur de la République le 3 février 2011, il dresse un constat des pratiques observées, pointe des carences juridiques et formule des préconisations d’amélioration.

La notion de maltraitance financière retenue par la Mission s’entend comme « tout acte commis sciemment à l'égard d'une personne âgée en vue de l'utilisation ou de l'appropriation de ressources financières de cette dernière à son détriment, sans son consentement ou en abusant de sa confiance ou de son état de faiblesse physique ou psychologique ».

Ce concept revêt donc un caractère multiforme, il inclut les vols et les escroqueries (placements abusifs, changement de bénéficiaire de l'assurance-vie, modification de testament, prêts forcés etc.), les abus de faiblesse (dons extorqués, mariages arrangés, logement occupé sans droit ni titre etc.), les pratiques abusives de l’entourage (abus de procuration, détournement des aides sociales, de la pension…), la délinquance astucieuse (prix exorbitants, prestations inutiles, ou surfacturées, tarifs excessifs, etc.), les pressions sectaires etc. Les rapporteurs ses sont toutefois heurtés à l’impossibilité de quantification du phénomène, en l’absence de statistiques officielles ou de description particulière dans l’appareil statistique du ministère de l’Intérieur ou dans celui du ministère de la justice.

L’un des axes fort du rapport est que la maltraitance financière à l’encontre des personnes âgées hébergées en établissements provient majoritairement de la prolongation de pratiques intra familiales abusives commencées au domicile et dont un proche (souvent un descendant) est le responsable. Le propos du rapport n’est donc pas de stigmatiser les établissements mais bien plutôt de mettre à profit la grande expérience des professionnels qui y travaillent pour mieux cerner et traiter les ressorts de cette maltraitance.

Si les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux conservent donc leur rôle de lieux de protection, a fortiori pour les personnes faisant l’objet d’une mesure de protection, certains abus à caractère financiers demeurent néanmoins propres aux établissements. Ainsi, le vol d’argent et d’effets personnels s’est-il largement banalisé dans de nombreuses institutions où sont hébergées des personnes âgées, à telle enseigne qu’il est souvent interdit de conserver avec soi tout objet de valeur dans ce qu’il s’agit pourtant de concevoir comme des « lieux de vie ».

Les principaux constats de la Mission et les préconisations qu’elle formule sont les suivants.

La maltraitance financière en institution reste un phénomène discret et pernicieux, qui doit être mieux détecté
De même que les actes de maltraitance financière ne sont pas actuellement mesurés de façon exhaustive, les personnels exerçant en institutions d’accueil de personnes âgées ne sont pas formés au repérage des facteurs de risques.

Or, la victime, fréquemment très attachée, sur un plan affectif, à l’auteur de la maltraitance, est rarement portée à se plaindre par peur de compromettre sa relation avec lui. Pour les professionnels, la crainte d’enfreindre le secret est aussi invoquée comme un frein majeur, d’ailleurs à tort car celui-ci vise à protéger non pas le professionnel mais justement la victime.

La Mission propose la réalisation systématique d’un inventaire contradictoire sauvegardé des biens à l’entrée en institution, régulièrement actualisé. Elle plaide pour la rédaction d’un code de déontologie multi-professionnel de la personne protégée (comprenant une recommandation claire sur les conflits d’intérêts), l’installation de tiers référents et la création d’une équipe mobile pouvant conduire des audits croisés, à l’instar de la pratique observée dans les Ets de la Croix-Rouge.

Prévenir les situations à risque impose de généraliser la mesure de la vulnérabilité
La vulnérabilité suppose d’être constatée, indépendamment de toute limite d’âge. La Mission préconise donc la mise en place d’un audit préventif personnel, familial et patrimonial, qui serait déclenché à l’occasion d’une rupture dans la vie (perte du conjoint, chute grave, attribution de l’APA) pour mesurer la vulnérabilité par une expertise personnalisée et pluridisciplinaire :
- audit personnel (besoins médicaux, ménagers, d’aide sociale etc.),
- audit familial (examen des relais possibles dans l’entourage familial, amical, social) ;
- audit patrimonial, juridique et fiscal (finances, logement, assurances, mandat de protection future), recherches de financements nécessaires (assurances, aides, réorganisation du patrimoine etc.).

Le déclenchement de cet audit civil serait lié à chaque rupture, il pourrait aussi être proposé au moment de la retraite, la question du consentement étant alors moins aigüe puisque la personne est encore en bonne santé et capable d’organiser par elle-même son avenir. Cet audit serait aussi l’occasion de désigner par avance la personne de confiance et de réfléchir à celle qui sera mandatée (personne de l’entourage familial et social, voire un professionnel en cas d’isolement) pour le cas où le besoin s’en ferait sentir (mandat de protection future).

Le financement de cet audit reste à imaginer, mais pourrait être pour partie confié à la collectivité ou rattaché à la protection juridique associée aux assurances obligatoires. Il y aurait lieu de réfléchir avec les caisses de retraites et les compagnies d’assurance à une intégration du dispositif harmonisée avec la prise en charge du risque dépendance.

La loi du 5 mars 2007 de protection des majeurs reste largement méconnue
L’ignorance des mesures récentes prévues par le législateur afin d’assurer la protection des majeurs vulnérables est l’un des principaux obstacles à la lutte contre la maltraitance financière. Cette ignorance est le fait aussi bien du grand public, que des personnes à protéger, de leur entourage, mais aussi des professionnels (médecins experts, directeurs d’établissements, avocats etc). La Mission préconise donc le lancement d’un ambitieux plan de formation, initiale et continue, avec l’appui des juges, pour l’ensemble des professionnels concernés, en particulier les mandataires familiaux (pour lesquels elle recommande la mise en place d’un référent juridique).

Les mesures de protection ne sont pas suffisamment personnalisées
La Mission a constaté que la prise en compte des situations intermédiaires était mal assurée. Ainsi la possibilité de saisir le parquet pour une sauvegarde de justice avec mise en place d’une mesure ponctuelle, comme par exemple un virement mensuel pour payer les frais d’hébergement, apparaît trop négligée. La Mission prône le recours aux mesures de sauvegarde simple en établissement pour faciliter ces opérations courantes et soulager les services de tutelle. De la même façon, les médecins agréés semblent trop peu enclins à solliciter la mise en place du mandat spécial qui permet pourtant d’apporter une solution personnalisée et proportionnée.

La Mission prône par conséquent la formation des médecins sur le contenu des mesures et leur graduation. La Mission souhaite que la qualification des experts auprès du juge des tutelles soit diversifiée pour intégrer un examen psycho social du contexte environnemental, à coté de l’examen médical portant regard sur les capacités décisionnelles restantes. Par ailleurs, la connaissance et la pratique de l’action de protection « sur mesure » prévue par la loi serait facilitée par la limitation à 50 ou 60 du nombre de personnes confiées à chaque mandataire judiciaire.

Les dispenses d’audition du majeur vulnérable par le juge sont trop fréquentes
Lors de l’instruction des mesures de protection, les certificats des médecins agréés concluent souvent à une dispense d’audition de la personne à protéger par le juge des tutelles, alors que celle-ci est en principe réservée aux cas où la personne est hors d’état d’exprimer sa volonté. Les mesures de protection étant privatives de liberté, cette interprétation extensive de la dispense d’audition n’est pas saine.

L’intérêt de cette audition par le juge des tutelles est de permettre au juge une adaptation au plus près de la mesure de protection et de percevoir les liens de la personne vulnérable avec ses proches. La Mission propose l’organisation de réunions entre médecins agréés, juges des tutelles et avocats pour dégager les attentes et contraintes respectives de part et d’autre et limiter ces dispenses d’audition.

Une information ciblée vis-à-vis des médecins agréés, par exemple à l’occasion de leur inscription sur la liste du procureur de la République, paraît s’imposer. Par ailleurs, la Mission a constaté que la version antérieure du certificat médical était assez largement regrettée. Le formulaire actuel « évalue mal, préconise peu et n’explique pas ». Elle demande donc le retour à l’ancienne formule.

Le mandat de protection future doit être mieux sécurisé
Actuellement, le mandat de protection future peut être rédigé soit sous seing privé (par la personne elle-même, avec ou sans l’aide d’un professionnel du droit) soit par acte notarié. Or, seule la forme authentique permet une protection réellement efficace (garantie de contrôle de gestion de plein droit par le mandat notarié, le notaire devant saisir le juge des tutelles en cas d’anomalie). En effet l’acte sous seing privé ne présente aucune garantie d’enregistrement, de conservation et de mise en oeuvre au moment opportun. Le notaire, le juge, le banquier ignorent son existence.

La Mission propose de généraliser la forme authentique du mandat de protection future, d’écarter l’acte sous seing privé et de mieux sécuriser le déclenchement de la protection. Le juge devrait contrôler systématiquement l’opportunité du déclenchement de la protection et effectuer une évaluation de la fiabilité et moralité du mandataire.

Il faut lever l’immunité pénale en cas de vol dont jouissent les ascendants
L’article 311-12 du code pénal accorde une immunité en cas de vol commis au préjudice de l’ascendant ou du descendant ou au préjudice du conjoint, sauf lorsque les époux sont séparés de corps ou autorisés à résider séparément. Ainsi la soustraction frauduleuse des biens d’autrui est totalement exonérée de poursuites dans le cadre des relations familiales, sauf en cas de vol des papiers ou de documents personnels.

Or, la maltraitance financière est d’abord le fait de proches. Un tuteur familial devrait pouvoir être poursuivi en cas de détournements car il agit en vertu d’une décision judiciaire. La Mission préconise par conséquent la levée de l’immunité pénale applicable en cas de vol par un ascendant dès lors que l’auteur a agi dans le cadre d’une mission judiciaire ou conventionnelle.

Actes de gestion : la frontière reste floue entre l’autorisé et l’interdit
Selon les témoignages, la signature de chèques pour le compte de personnes âgées en institution est constatée assez souvent (frais hébergement, coiffeur, pédicurie). La mise sous protection n’est pas faite néanmoins par crainte de complications et de retards. La Mission plaide pour créer un référent juridique par établissement, un recours accru au virement mensuel et la rédaction d’un code de bonne conduite (ou charte de la protection des majeurs) s’appliquant à tous les acteurs, notamment mandataires judiciaires et comprenant une recommandation claire sur les conflits d’intérêts.

L’impératif de professionnalisation du contrôle des comptes
L’obligation de produire des comptes de gestion suppose un contrôle de bonne qualité. Or, les greffiers des tribunaux ont indiqué ne pas être formés à ce contrôle ni à une gestion « prudente, diligente et avisée » des fonds des majeurs protégés. La Mission préconise la généralisation de l’outil de normalisation des rapports de gestion et d’aide le travail de contrôle des comptes initié par la Caisse des dépôts en partenariat avec la Chancellerie ainsi que l’organisation de formations à la reddition des comptes, y compris pour les greffiers.

Le devoir d’alerte des banques et des assurances est à formaliser
Le banquier a un devoir de signalement au juge si le tuteur agit en compromettant manifestement l’intérêt de la personne protégée. Toutefois, celui-ci s’exercerait mieux s’il était tenu informé des mesures de placement en institution ou sous mesure de protection. La Mission considère l’exemple du protocole des services bancaires rédigé par la Caisse des dépôts comme de nature à garantir un bon niveau de qualité chez les agents bancaires en relation avec les majeurs protégés et prône sa généralisation.

Pour un véritable « Tribunal des tutelles »
Dans les instances judiciaires dédiées aux majeurs protégés, il est nécessaire d’assurer, comme pour les tribunaux pour enfants, la mise en place de juges assesseurs, d’experts et d’un secrétariat suffisants, afin de permettre aux magistrats d’exercer leur mandat avec sérénité et distanciation, compte tenu de la difficulté juridique et humaine des situations. La Mission plaide pour la mise en place de véritables tribunaux des tutelles avec une création significative de postes de magistrats et de greffiers pour faire face à l’augmentation des mesures de protection et à leur nécessaire renouvellement tous les cinq ans.