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23 juin 2011

Edith et Michel (v fr) on Vimeo

Edith et Michel (v fr) on Vimeo


Edith et Michel (v fr) from EREZI on Vimeo.
Documentaire, 52:00

Réalisation: Jocelyne Clarke

Images: Jean-Claude Labrecque, François Beauchemin

Musique: Judith Gruber-Stitzer

Montage: Louise Coté

Production: Paul Lapointe, Colette Loumède



Synopsis

Michel Moreau est cinéaste, auteur de plus de 80 documentaires, peintre, écrivain; un créateur brillant. Édith Fournier, son épouse, est psychologue et auteure. Ils vivent un bonheur serein lorsque la maladie d’Alzheimer vient briser leurs projets. Commence alors un long voyage qu’ils feront ensemble, côte à côte. Engagés dans une transformation intérieure qui assurera le triomphe de l’amour et de la vie sur l’isolement et la maladie. Dans le film, Édith choisit de dévoiler l’intimité de leurs vies bouleversées, d’exposer à nos regards leur couple transfiguré par cette aventure aussi éprouvante qu’inattendue. Elle se confie, retrace toutes le étapes depuis le jour où elle a compris que Michel ne serait pas le compagnon qu’elle avait imaginé pour ses vieux jours. Mais surtout, elle raconte son homme, celui qu,elle aime depuis plus de trente ans et le célèbre avec un immense bonheur. Un témoignage éblouissant de courage et de détermination, un immense poème d’amour, un vibrant plaidoyer pour la dignité humaine.

27 mars 2011

IUGM - Actes de colloques

Jeudi 17 mars

Les traitements pharmacologiques dans la maladie d'Alzheimer
Présentation de Jean-Louis Brazier


Les traitements non pharmacologiques dans la maladie d'Alzheimer
Présentation de Jiska Cohen-Mansfield


Le rôle des proches aidants : nouveaux Carrefours de soutien
Présentation de Francine Ducharme
Présentation de Michel Boivin

Approches non pharmacologiques dans la gestion des troubles de la démence
Présentation de Brigitte Galand
Présentation de Nicole Caza
Présentation de Stéphane Protat

Approches innovantes dans la prise en charge des démences
Présentation d'Ernesto Morales - À venir
Présentation de Nathalie Bier
Présentation de Linda Boucher et Pierre Nolin


La gestion médicamenteuse : diverses considérations pratiques en clinique
Présentation de Fadi Massoud
Présentation de Serge Gauthier

Vidéo et symposium - debat I
Maladie d'Alzheimer et fin de vie : des décisions de cœur
Présentation d'Yvette Lajeunesse et Suzanne Phillips-Nootens Vendredi 18 mars

Les défis de l'implantation d'un plan national d'organisation des soins et services de santé Alzheimer
Présentation de Daniel Gagnon

La recherche dans la maladie d'Alzheimer : cibles et avenues
Présentation de Joël Ménard

Modèles oragnisationnels pour la prise en charge des troubles cognitifs : 1re, 2e et 3e lignes
Présentation de Juan Manuel Villalpando
Présentation de Lorraine Bouvier
Présentation de Laura Guerschanik

Les espoirs en recherche fondamentale
Présentation d'Andrea Leblanc
Présentation de Pierre Bellec

Style de vie et santé cognitive
Présentation de Sylvie Belleville - À venir

Présentation de Louis Bherer
Présentation de Guylaine Ferland

Les services spécialisés à intégrer aux cliniques de cognition
Présentation de Marie-Jeanne Kergoat
Présentation de Bryna Shatenstein
Présentation de Marie-Andrée Bruneau

Vidéo et symposium - débat II
Ressources d'hébergement : à l'heure des choix

Présentation d'Alain Lesage
Présentation d'Andrée Robillard

20 mars 2011

Aidant - Accueil

Guides pour aidants
Centre-Ressources pour la Vie Autonome, région Bas-Saint-Laurent :

Guide d'accompagnement et d'information pour les aidants naturels - Version française - Version anglaise

Association lavalloise des personnes aidantes :

Prendre soin de soi... tout en prenant soin de l'autre, se reconnaître comme personne aidante - Version française - Version anglaise

Regroupement des associations de personnes aidantes de la Mauricie :

Prendre soin de soi... tout en prenant soin de l'autre, Guide de prévention de l'épuisement destiné aux proches aidantes et proches aidants

Table de concertation des organismes communautaires, secteur personnes aînées de Sherbrooke :

Être aidant pas si évident! Guide de prévention de l'Épuisement pour les aidants naturels, 2e édition

Regroupement des proches aidants de Bellechasse :

Prendre soin de moi tout en prenant soin de l'autre, Guide d'accompagnement à l'intention des personnes aidantes

Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du labrador :

Guide pour les aidants naturels des premières nations du Québec - Version française - Version anglaise
Aucune reproduction partielle ou entière du document ne peut être faite sans l'autorisation de la CSSSPNQL.


Réseau communauté en santé Bathurst :

Cahier santé C'est quoi ton truc? La santé des aidants

On retrouve aussi sur leur site Web de nombreuses capsules audio sur des thèmes comme : « Bien prendre soin de son proche », « Évite de te sentir coupable », « Éviter l'épuisement », etc.

Promotion des aînés du Manitoba :

Guide à l'intention des aidants naturels

Société Alzheimer du Canada :

La maladie Alzheimer, ce que la famille peut faire (dépliant)

Maladie Alzheimer : Pour réduire le stress de l'aidant (dépliant)

Société canadienne du cancer :

Aider une personne atteinte de cancer, ce que vous pouvez faire

Rétablissement des ACV Canada :

Guide de l'aidant naturel sur le rétablissement après un ACV - version française - version anglaise

Agence française de sécurité sanitaire des aliments :

Le guide nutrition pour les aidants des personnes âgées

Réseau des professionnels pour les proches aidants | RPPA

BIENVENUE AU RÉSEAU DES PROFESSIONNELS POUR LES PROCHES AIDANTS (RPPA), un comité composé d’organismes montréalais oeuvrant dans les domaines de la santé et des services sociaux, dont le mandat est d’outiller les professionnels pour qu’ils puissent soutenir et aider les proches aidants à faire face à leurs nombreux défis.
Il y a aujourd’hui approximativement un million de Québécois qui donnent un soutien constant à un membre de la famille ou à un ami éprouvant un problème physique, cognitif ou de santé mentale. Tout indique que le vieillissement des baby-boomers fera augmenter considérablement ce nombre.
La contribution des proches aidants est inestimable. Ils travaillent sans compensation financière et en ce sens, ils sont un des pivots du système de santé et de services sociaux puisqu’ils améliorent la qualité de vie des aînés, des adultes et des enfants et permettent au système public d’économiser, chaque année, des millions de dollars. Les proches aidants ont besoin de soutien, de services, de répit et de reconnaissance pour être en mesure de maintenir leur propre santé physique, émotionnelle, sociale et financière. Les organismes qui sont membres du RPPA travaillent en concertation pour répondre à ces besoins.

Centre de soutien aux aidants naturels

Un aidant naturel est un membre de la famille non rémunéré ou un ami qui fournit des soins et du soutien régulier à un proche qui a certains problèmes physiques ou cognitifs ou des problèmes de santé mentale. Il est aussi la ressource primaire qui soutient un aîné en perte d’autonomie.

Services

Le Centre de soutien aux aidants naturels répond aux besoins des aidants naturels et les soutient dans leurs tâches quotidiennes. Il offre un accès facile et direct aux services, une réponse variée et flexible et encourage la participation active des aidants dans son fonctionnement, ses prises de décisions et ses multiples activités. Les étudiants et les bénévoles jouent un rôle important. Le Centre de soutien aux aidants naturels est un «service de pointe» comprenant plusieurs programmes:
  • La Halte-Répit fournit des périodes de répit aux aidants en organisant des activités pour les aînés ou les adultes requérant certains soins et ayant des déficits physiques ou cognitifs. Les aînés souffrant d’une perte d’autonomie et qui autrement demeureraient isolés à la maison, bénéficient d’activités de groupe conçues en fonction de leurs besoins spécifiques. Ces activités sont animées par le personnel, les étudiants et les bénévoles. Les caractéristiques uniques de ce programme sont:
      • Une philosophie qui accorde du temps de répit aux aidants naturels selon leur horaire et leurs besoins;
      • Un horaire flexible qui permet aux aidants naturels de bénéficier de une à quatre heures de répit selon leur horaire;
      • Un programme de groupe novateur destiné à offrir de la stimulation cognitive, physique et créative (i.e. artisanat, musicothérapie, programme intergénérationnel, fêtes annuelles, etc.);
      • La possibilité pour les aidants naturels de recevoir de l’information et du soutien.
  • Le programme de stimulation à domicile est offert aux aînés ou aux adultes handicapés qui sont isolés ou confinés à la maison. Des bénévoles et des étudiants, formés et supervisés par une travailleuse sociale, offrent un ensemble d’activités physiques et récréatives à domicile sur une base individuelle. Les activités sont adaptées à chaque individu, selon ses intérêts et ses capacités fonctionnelles.
L'activité la plus récente du programme de stimulation à domicile consiste en une formation destinée aux aidants afin de les assister à interagir avec leur proche d’une façon nouvelle et créative. Elle leur offre la possibilité de développer des liens réciproques à un autre niveau, c'est-à-dire distinct de celui des tâches concrètes de la prise en charge. Les aidants naturels seront ainsi mieux outillés pour procurer une stimulation continue et à long terme. Le Projet de stimulation à domicile dans les immeubles à appartements est un groupe de stimulation créé pour les immeubles où les résidents sont majoritairement des aînés. Les objectifs privilégiés par ce projet sont une plus grande socialisation des individus, la promotion des contacts dans le voisinage (buddy system) et la participation à des activités stimulantes.
  • Le Foyer des aidants est un endroit où les aidants peuvent s’arrêter et obtenir de l’information, de l’éducation et du soutien auprès de bénévoles qualifiés qui sont eux-mêmes des aidants naturels. Les aidants peuvent prendre part aux activités suggérées sur une base quotidienne ou hebdomadaire. Ces activités comprennet des groupes de soutien, des ateliers, des conférences, des sessions d’information. Le Foyer donne aussi accès à un centre de documentation portant sur les maladies, les stratégies d’adaptation et les ressources. Des activités supplémentaires telles que des conférences et des activités de défense des droits sont aussi planifiées afin de promouvoir les droits des aidants.
  • Le programme d’évaluation et de counselling à court terme des aidants offre des sessions individuelles à court terme, de 6 à 10 semaines, durant lesquelles sont privilégiés la capacité d’adaptation, la gestion du stress, l’établissement des limites personnelles, les liens avec les programmes de répit et de soutien, etc. Ce programme est sous la responsabilité d’une travailleuse sociale qui possède une expertise de l’aide aux proches. En plus de l’implantation d’un modèle d’intervention thérapeutique pour les aidants, la travailleuse sociale est responsable de l’évaluation des aidants et de leurs besoins externes de services afin de les référer aux services appropriés.
  • Le Réseau entre-aidants est un programme gratuit, bilingue et confidentiel qui permet aux aidants naturels et aux familles d’accéder à de l’information et du soutien par l’usage de téléconférences. Grâce à des ateliers téléphoniques portant sur une gamme de sujets reliés aux transformations vécues dans la vie, les aidants naturels ont l’opportunité de se renseigner auprès des professionnels de la santé qui coordonnent les ateliers et ont aussi la chance d’échanger avec d’autres personnes qui vivent des expériences similaires. Téléphonez au 514 485-7374 ou 1 866 396-2433 ou consultez le site Internet au www.reseauentreaidants.com

Le counseling auprès des proches aidants

Disponible également en anglais :
Counselling with Caregivers : A Guide for Professionals
ISBN : 978-2-89091-276-2 Nombre de pages : 136 Date de publication : janvier 2009 Format : 15 cm / 23 cm Prix : 19,95 $
Les Éditions du remue-ménage 110, rue Sainte-Thérèse, bureau 501 Montréal (Québec) H2Y 1E6 Canada Téléphone : 514 876-0097 Télécopieur : 514 876-7951 Info@editions-remuemenage.qc.ca www.editions-remuemenage.qc.ca
Disponible partout en librairie
Distribution en Amérique du Nord : Diffusion Dimédia www.dimedia.com
Distribution en Europe (sauf en Belgique) : Librairie du Québec à Paris www.librairieduquebec.fr
Distribution en Belgique : SDL Caravelle www.sdlcaravelle.com

LE COUNSELING AUPRÈS DES PROCHES AIDANTS
EXTRAIT :
“C’est parfois une question de vie ou de mort. Quand les personnes aidantes réussissent à obtenir de l’aide, elles sont exténuées et au bout du rouleau. Il leur arrive d’avoir peur de mourir avant la personne dont elles prennent soin. Elles ne peuvent plus continuer ainsi.
[...] Les aidantes et les aidants veulent se sortir de cette situation et retrouver leur vie normale, mais ce désir s’accompagne d’un sentiment de culpabilité. Le conflit intérieur qui les ronge les rend susceptibles d’exploser à tout moment. Et c’est ce qui arrivera s’ils ne reçoivent pas d’aide à temps.”
RÉSUMÉ :
La plupart d’entre nous aurons un jour ou l’autre à prendre soin d’un proche ou aurons besoin de l’aide de notre entourage pour accomplir les gestes les plus simples.
Devant le nombre croissant de familles aux prises avec cette situation, le milieu des soins de la santé et des services sociaux est appelé à fournir du soutien, tant matériel, émotionnel que psychosocial, aux personnes qui doivent s’occuper d’un proche en perte d’autonomie ou souffrant d’un handicap.
Le counseling auprès des proches aidants vise à sensibiliser les intervenants des services de santé à la réalité des aidants en leur proposant un guide accessible et pratique. Cet ouvrage couvre un vaste ensemble de sujets, de l’évaluation des besoins, aux étapes de l’intervention individuelle, en passant par l’analyse des différents modèles de thérapie.
Illustré d’études de cas, ponctué d’exercices de réflexion, cet ouvrage constitue un outil précieux pour toute personne qui s’intéresse aux pratiques d’intervention psychosociale.
les éditions du remue-ménage


AUTEURE :
MARJORIE SILVERMAN

Marjorie Silverman est psychothérapeute, spécialiste de la question des proches aidants. Elle oeuvre dans ce domaine depuis près de 10 ans, tant du point de vue de l’intervention, de la recherche que de la formation.
Elle travaille au Centre de soutien aux aidants naturels du CSSSCavendish à Montréal, un centre de santé et de services sociaux réputé pour son expertise en gérontologie sociale.
Elle termine actuellement un doctorat en travail social à l’Université McGill de Montréal sur le sujet des proches aidants.
Marjorie Silverman donne aussi des conférences au Québec, au Canada et dans d’autres pays.
Elle dispense également des formations pour les divers intervenants dans les domaines de la santé et des services sociaux afin de les outiller dans leurs interventions auprès des proches aidants.
Pour qui avez-vous écrit ce livre?
C’est un livre de partage de connaissances et d’expertises autour du counseling en général et du counseling auprès des proches aidants en particulier. Donc, je vois trois types de professionnels qui peuvent être intéressés par ce livre.
Tout d’abord, les intervenants qui font un travail de suivi psychosocial individuel avec des aidants ou avec d’autres personnes.
Ensuite, comme l’approche multidisciplinaire est de plus en plus valorisée, tous les autres intervenants (infirmières, ergothérapeutes, etc.) même s’ils n’effectuent pas de counseling, pourront, grâce à ce guide, mieux comprendre la réalité des aidants et mieux intervenir.
Et finalement, les professeurs et les élèves dans les collèges et les universités dans les disciplines que je viens de mentionner.

Un support fiscal pour les aidants naturels

Josée Jeffrey, D. Fisc., Pl. fin.
Chronique
De nos jours, un grand nombre de personnes âgées ou de personnes souffrant de déficience physique ou mentale sont hébergées par un membre de leur famille. Ces aidants naturels fournissent l’aide nécessaire à leurs parents afin de leur permettre de vivre au sein de la collectivité et très souvent, ils ne sont pas rémunérés pour le faire. Nos gouvernements sont conscients de cette réalité et c’est pourquoi ils ont mis en place des allègements fiscaux pour ces personnes aidantes.

Photo : Reuters
Le montant pour aidants naturels au fédéral
Le montant pour aidants naturels est un crédit non remboursable pouvant être réclamé si vous hébergez ou subvenez aux besoins d’un parent proche âgé de 65 ans ou plus à un moment donné dans l’année. Ce proche peut être votre parent ou votre grand parent, y compris ceux du conjoint. Le crédit est aussi accordé pour une personne âgée de 18 ans ou plus à votre charge ayant une déficience mentale ou physique. Il peut d’agir de votre enfant, votre frère ou votre sœur, de votre neveu ou de votre nièce, de votre oncle ou de votre tante, d’un de vos parents ou de vos grands-parents (âgés de moins de 65 ans).
Pour l’année 2010, le montant maximal du crédit est de 4 223 $ et il est réduit par le revenu du parent ou de la personne handicapée de plus de 14 422 $. Le crédit est nul dès que ce revenu atteint 18 645 $.
Le montant net maximal à récupérer sur votre déclaration de revenus fédérale de l’année 2010 représente un montant de 528,93 $.
Au fédéral seulement, le crédit peut aussi être accordé à un fils ou une fille qui subvient aux besoins de son parent ou grand parent sans être locataire ou propriétaire du logement pourvu qu’il participe aux dépenses relatives au logement.
Le crédit d’impôt pour aidant naturel au Québec
Au Québec, le crédit d’impôt pour aidant naturel est remboursable. Pour y avoir droit, vous devez résidez au Québec le 31 décembre 2010 et hébergez un proche admissible âgé de 70 ans ou plus tout au long de l’année (365 jours consécutifs), dont au moins 183 jours en 2010. Le crédit peut aussi être réclamé pour une personne âgée de 18 ans et plus au 31 décembre 2010 habitant avec vous atteinte d’une déficience mentale ou physique grave et prolongée. (Calcul au prorata si l’enfant a atteint 18 ans en 2010).
Vous devrez remplir l’annexe H ainsi que le formulaire TP-1029.8.61.64 si vous demandez le crédit pour plus de deux proches. Le crédit d’impôt remboursable de base est de 584 $ pour chaque proche hébergée admissible, et ce, qu’importe son revenu. Un crédit additionnel pouvant atteindre 478 $ peut être réclamé si son revenu n’excède pas 21 235 $. Le crédit est nul dès que ce revenu atteint 24 223 $.
Le montant net maximal à récupérer sur votre déclaration de revenus au Québec de l’année 2010 représente un montant de 1062 $. Si deux personnes ont hébergé la même personne, le crédit peut être fractionné.
Prenez note qu’au Québec, vous ne pouvez demander ce crédit si vous êtres copropriétaires ou colocataires du logement que vous habitez avec la personne visée par cette mesure fiscale.
Qu’est-ce qu’un proche admissible ? Il s’agit de votre enfant, votre petit-fils ou petite-fille, votre neveu ou nièce, votre frère ou sœur, votre père ou mère, votre grand-père ou grand-mère, votre oncle ou tante, votre grand-oncle ou grand-tante, y compris ceux de votre conjoint.
Crédit d'impôt pour répit à un aidant naturel
Depuis 2008, vous pouvez réclamer un crédit pouvant atteindre 1 560 $ par année, au Québec seulement. Ce montant représente 30 % des frais payés par l’aidant naturel, jusqu’à concurrence de 5 200 $. Ces frais ont été payés pour obtenir des services spécialisés de relève, la garde ou la surveillance d’une personne atteinte d’une incapacité significative.
Si votre revenu familial annuel dépasse 51 425 $ (pour l’année 2010), le crédit auquel vous avez droit sera réduit de 3 % de la portion de ce revenu.

17 mars 2011

IUGM - Vidéos

Marcher vers le mieux (2009)
Quelle est la qualité des soins et des services offerte à nos patients âgés dans les hôpitaux au Québec ? « Marcher vers le mieux » donne la parole à Louis-Claude Trudel, 80 ans et à deux membres de sa famille, sur son expérience en salle d'urgence. L'environnement, l'information, la communication et l'accueil sont au cœur de ce touchant témoignage. Appuyé par des commentaires réfléchis d'une infirmière et d'un médecin, ce document suscite la réflexion sur les interventions professionnelles auprès des personnes âgées. Ce film s'adresse aux professeurs, aux étudiants ainsi qu'aux professionnels de la santé.


Vivre chez-moi (1993)
Des personnes âgées aux prises avec des situations de handicap et leurs proches témoignent de leur choix de demeurer chez eux le plus longtemps possible. Version anglaise disponible.


La manipulation des fauteuils roulants (2003)
Cette vidéo d´enseignement démontre les différentes manipulations possibles avec les fauteuils roulants gériatriques et bases roulantes. Elle permet aux soins infirmiers, aux bénévoles et aux préposés aux bénéficiaires de se familiariser avec les manipulations les plus courantes et de connaître les principaux mécanismes d´action sur les fauteuils utilisés en gériatrie.


Les appareils auditifs : la pose et l´entretien en un tour de main (2003)
Grâce à cette trousse d´apprentissage, les intervenants qui travaillent auprès des personnes âgées en perte d´autonomie jouiront d´une meilleure connaissance de la pose, du retrait et de l´entretien des appareils contour d´oreille, intra-auriculaire et intra-canal. Cette trousse comprend trois outils :
  • une démonstration audiovisuelle de 17 minutes disponible en format VHS ou DVD ;
  • quatre carnets* illustrés en couleur, format de poche, qui résument la démonstration audiovisuelle et répondent aux questions fréquentes ;
  • 15 feuillets*, pouvant être expliqués et distribués à l´entourage des personnes malentendantes, qui présentent les étapes de la pose et du retrait des trois types d´appareils.

Assistance à l'alimentation : Préparation au repas et communication - Le préposé au coeur des soins des aînés (2008)
Cet outil pédagogique est destiné aux formateurs chargés du soutien et du développement des compétences des préposés. Préparation aux repas et communication révise les principes reliés à la préparation et à l'accompagnement des personnes âgées qui présentent peu de difficultés au cours des repas, tout en mettant l'accent sur la communication. Le document inclut un guide général, un manuel du formateur, des outils d'accompagnement et une vidéo servant d'amorce à la réflexion sur les comportements à privilégier. (Vidéo + Livre)


Quand aider rime avec aimer (1998)
Des aidants naturels décrivent avec émotion leurs relations dynamiques avec un parent en perte d´autonomie.


Le coeur à bout de bras (2002)
Outil d´animation de groupes, cette vidéo illustre la situation de trois aidants à différentes étapes de la perte d´autonomie de leur parent âgé : l´impact du virage ambulatoire, le maintien à domicile et l´hébergement en soins de longue durée.


Les ceintures au fauteuil (2006)
Cette vidéo s´adresse au personnel soignant. Avec l'objectif d´optimiser le confort et la sécurité des résidents, deux ergothérapeutes démontrent les techniques d´utilisation et les caractéristiques de divers types de ceintures au fauteuil utilisées à l´Institut universitaire de gériatrie de Montréal.




13 mars 2011

Horreur au CHSLD | Ariane Lacoursière | Montréal

Les photos donnent froid dans le dos. Le visage enflé et en sang, Muriel Rougeau est étendue sur son lit d'hôpital. Un peu avant Noël, cette dame de 92 ans a fait une chute au CHSLD Légaré, à Montréal. Depuis, elle ne parle plus. Ne mange plus. Les derniers mots qu'elle a prononcés, «j'ai mal, j'ai mal», remontent à plusieurs semaines.
Suzanne Dagenais trouve insupportable de voir ainsi souffrir sa mère. Elle ne peut en parler sans verser quelques larmes.
Chaque année, des centaines de personnes âgées sont victimes de chutes dans la province. Pour Mme Dagenais, les conséquences de ces accidents sont graves, et tout devrait être fait pour les éviter.
Mme Rougeau habitait depuis six ans au CHSLD Légaré. En légère perte d'autonomie, elle avait besoin d'un encadrement serré. Puisqu'elle était faible physiquement, elle était à risque de chuter. «Il y avait dans son lit une alarme qui sonnait quand maman se levait, pour que les préposés viennent. J'ai demandé plusieurs fois que cette alarme soit réparée parce qu'elle était défectueuse. Je ne sais pas si elle fonctionnait le soir de l'accident», dit Mme Dagenais.
Après un repas avec sa mère, Mme Dagenais a quitté le CHSLD le 22 décembre à 20h. Vers 1h du matin, sa mère a été trouvée inconsciente sur le sol de sa chambre. Elle était tombée. Sa mâchoire supérieure et son poignet étaient fracturés?; son nez, littéralement broyé. Ses sinus ont été en hémorragie pendant plus de 20 heures. «Combien de temps a-t-elle passé au sol? On l'ignore, dit Mme Dagenais. Mais ce que je sais, c'est qu'elle souffre. Énormément.»
La porte-parole du centre de santé et de services sociaux d'Ahuntsic-Montréal-Nord, Isabelle Gagné, affirme qu'une enquête interne a été menée à la suite de la chute de Mme Rougeau. «Tout était en place sur le plan de la sécurité. Il n'y a pas eu non plus de faute d'un employé. Il s'agit d'un accident, tout simplement.»
Après son accident, Mme Rougeau a passé plus de 40 jours à l'hôpital de St. Mary et a dû recevoir quatre transfusions de plasma. Dans les premières heures, elle répétait?: «J'ai mal... J'ai mal», sous le regard impuissant de sa fille. «Je ne pouvais rien faire! Elle qui n'a jamais fait de mal à une mouche de toute sa vie a réellement souffert», raconte Mme Dagenais, un sanglot dans la voix.
Depuis l'accident, Mme Rougeau ne parle plus, ne mange plus et ne marche plus. «Je trouve ça épouvantable. C'est comme si je n'avais pas été capable de m'occuper d'elle. Je ne dors plus. Je veux que les gens prennent conscience de ce qui peut arriver. De ce qui est arrivé! Les gens ne sont pas conscients de la douleur éprouvée par ma mère», souffle Mme Dagenais, qui croit que les jours de sa mère sont comptés.
14 000 hospitalisations par année
Dans une étude publiée en 2005, l'Institut national de santé publique du Québec a révélé que 14 000 aînés sont hospitalisés chaque année à la suite d'une chute. Environ 600 en meurent. En plus des nombreuses blessures que causent les chutes, plusieurs personnes âgées qui en sont victimes deviennent plus craintives, explique le Dr David Lussier, de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal. «Quand les gens ont peur de tomber, ils se mobilisent moins et une perte d'autonomie peut s'ensuivre.»
L'an dernier, le Bureau du coroner a enquêté sur la mort de 88 personnes âgées à la suite d'une chute suspecte. En 2009, l'actuel président de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées (AQDR), Louis Plamondon, a scruté les rapports du coroner et a démontré que 34 aînés meurent chaque année au Québec à la suite d'une chute qui aurait pu être évitée.
Et cette donnée n'est selon lui que la pointe de l'iceberg puisque plusieurs cas ne font pas l'objet d'une enquête du coroner. «Des tonnes de recommandations et de bonnes pratiques existent pour amener les établissements à prévenir les chutes. Malgré tout, les chutes restent la cause la plus fréquente de mort par négligence chez les aînés du Québec. Il faut faire quelque chose», dénonce M. Plamondon.
Le Dr Lussier reconnaît qu'il peut être difficile d'éviter les chutes chez les aînés, mais que tous devraient adopter des mesures de prévention de base, comme faire de l'exercice, porter de bons souliers, profiter d'un bon éclairage, éviter les obstacles et mettre ses lunettes.

8 mars 2011

Journal de Québec – Actualités - Les aidants naturels ont besoin de répit

LAVAL - Après plusieurs années de sensibilisation auprès du gouvernement provincial, les aidants naturels du Québec commencent à récolter le fruit de leurs efforts.
«Tout n’est pas fait, mais on sent qu’il y a une percée, a déclaré la chanteuse Chloé Sainte-Marie en entrevue à «L’Écho de Laval». La ministre des Aînés a donné son aval à 43 projets cette année. Les montants annoncés ne sont pas énormes, mais il semble que nos demandes aient été comprises.»
En 2010-2011, le gouvernement québécois a consacré une enveloppe de 6 millions $ sur trois ans au financement de projets destinés aux proches aidants. La semaine dernière, Jean Charest et ses ministres ont également annoncé des investissements importants dans les services de soutien à domicile pour les personnes âgées, parmi lesquelles on compte plusieurs aidants naturels.
«Le système traditionnel ne suffit plus, a souligné Chloé Sainte-Marie. Les aidants, on est du «cheap labor» pour le gouvernement. Le système de santé a besoin de nous. L’État doit absolument prioriser le soutien à domicile, et offrir du répit à court terme.»
Aidants lavallois
Lundi, la ministre des Aînés Marguerite Blais a annoncé le versement d’une somme de 240 000$ qui servira au financement d’un service de répit pour les personnes aidantes de la région.
Un montant de 25 000$ permettra également à l’Association lavalloise des personnes aidantes (ALPA) de sensibiliser les employeurs à la réalité que vivent quotidiennement les aidants naturels.
«Ces annonces permettront à l’ALPA de créer des conditions positives pour éviter l’épuisement de ses membres», a noté Alain Paquet, ministre délégué aux Finances et député de Laval-des-Rapides.
«L’ALPA nous donne droit au répit, a fait valoir Georgette Lemieux-Houle, 71 ans, aidante naturelle depuis 35 ans. Les rencontres que j’ai faites ici m’ont fait un bien immense.»
Selon Lily Tremblay, directrice de l’ALPA, 90 proches aidants attendent présentement une place dans les programmes de répit à court terme de l’organisme.
À l’heure actuelle, on estime à 300 000 le nombre de personnes qui remplissent le rôle d’aidant naturel au Québec.

6 mars 2011

La communication entre les résidents et les soignants dans les structures d’hébergement à long terme - Le blog de mythe-alzheimer.over-blog.com

Le système de codage utilisé distinguait 9 types différents de consigne ; pour chaque type de consigne étaient distinguées des consignes alpha (réalisables, spécifiques, appropriées) et des consignes beta (la personne n’était pas en mesure de répondre à la consigne du fait que la consigne était vague, interrompue, indirecte ou soumise à interférence). Ainsi, un des types de consigne correspondait à des questions impliquant la réalisation d’une réponse motrice : une consigne codée alpha était p. ex. : « Pouvez-vous lever votre pied ? », alors qu’une consigne codée beta était, p. ex., « Pouvez-vous m’aider ? ». Un autre type de consigne correspondait à des interdictions : une consigne codée alpha était, p. ex., « Ne vous asseyez pas !», alors qu’une consigne codée beta était, p. ex., « Non ! ». Quand une consigne verbale correspondait à une consigne beta (p. ex., « prenez cela ! »), mais était accompagnée d’un geste spécifique (p. ex., indiquant l’objet à prendre), la consigne était codée alpha.

La « compliance » (la réalisation effective de l’action par la personne âgée) était définie comme un comportement approprié initié endéans les 5 secondes après la consigne et qui se terminait par la réalisation de ce qui avait été demandé. La « non compliance » (l’absence de réalisation) était définie par l’absence d’initiation de la réponse appropriée endéans les 5 secondes après la consigne. La « compliance forcée » était définie par le fait que la réponse appropriée était réalisée par le soignant plutôt que par le résident. Si la « compliance forcée » était observée endéans 5 secondes après la consigne, elle était à la fois codée comme consigne beta et réalisation forcée


Si l’on se penche sur l’influence du type de consigne, il apparaît que le fait de demander à une personne âgée si elle veut bien effectuer une action (sous forme de question) est moins efficace que de lui dire directement de le faire et de le répéter si nécessaire. Même quand les consignes sous forme de question sont spécifiques (consignes alpha ; p. ex., « Pouvez vous lever votre pied ? »), elles n’aboutissent à des réponses « compliantes » que dans 50% des cas. Ainsi, globalement, les consignes qui sont formulées de façon directe, les consignes qui sont répétées exactement de la même façon et aussi les consignes qui clarifient une consigne antérieure conduisent à une « compliance » plus élevée,

De plus, les consignes de « collaboration », formulées à la troisième personne du singulier ou à la première personne du pluriel et considérées comme une manifestation du parler « personnes âgées » (« Nous devons nous habiller ») produisent autant de réponses « compliantes » que de réponses « non compliantes ». Les consignes indirectes (consignes beta où l’énoncé n’indique qu’indirectement ce qui est attendu, comme, p. ex. , « Vos lunettes sont ici », « Prenez votre temps ») conduisent aussi à un taux élevé de réponses « non compliantes ».

Enfin, il faut relever que 10 % de toutes les consignes amènent à une « compliance forcée » (22% de toutes les consignes beta) : ainsi, plutôt que de diriger verbalement une réponse comportementale, les soignants ont tendance à réaliser eux-mêmes la tâche et c’est particulièrement vrai pour certains types de consignes comme, p. ex., les consignes indirectes et les consignes de « collaboration ». Idéalement, les interactions dans les soins devraient permettre d’accroître l’autonomie des personnes âgées. Dans ce contexte, deux hypothèses peuvent être proposées pour rendre compte du taux élevé de « compliance forcée » : une communication inefficace ou des contraintes institutionnelles de temps.

3 mars 2011

Robert Neiderer : une inspiration pour les aidants naturels

Pour célébrer ses 20 ans, Relais Santé organise toutes sortes d’activités. Parmi ses grandes priorités, l’organisme a tenu à rendre hommage à un homme de cœur : Robert Neiderer, un pionnier fondateur du centre de soutien aux aidants naturels Les Cœurs vaillants.

M. Neiderer, qui aura bientôt 85 ans, a fait la route à partir de Montréal pour recevoir ces témoignages de reconnaissance. Une salle de Relais Santé a aussi été baptisée à son nom.

Ému et submergé de souvenirs

Entouré de deux de ses filles, Nicole et Murielle, M. Neiderer était très, très ému et paraissait submergé par une foule de souvenirs. C’est qu’il a très longtemps été aidant naturel. En 1969, sa femme Gabrielle Simard a été victime d’une rupture d’anévrisme qui l’a laissée très fragile. Il en a pris soin comme d’un enfant pendant plusieurs années, jusqu’en 2005.

« À l’époque, on ne parlait pas d’aidants naturels, raconte-t-il. Je l’aimais tellement, ma Gaby! Même si les gens qui ne la connaissaient pas la trouvaient un peu bizarre, chancelante, je l’emmenais partout. J’avais un message à faire passer : “ C’est ma femme. Acceptez-la comme elle est! ” Je rageais quand on me disait : “ As-tu pensé la placer? ” J’étais totalement dévoué pour elle. Pour moi, il n’était pas question d’agir autrement. »

Aidant naturel sans le savoir

« Mais, poursuit M. Neiderer, il m’est arrivé ce qui arrive aux aidants naturels, je suis devenu fatigué et j’ai fait ce qu’ils devraient tous faire: je suis allé chercher de l’aide. En 1995, je me suis inscrit au programme Coup de main offert par le CLSC (encore aujourd’hui) et j’ai réalisé pour la première fois que j’étais aidant naturel sans le savoir.

J’y ai trouvé du réconfort. Avec les autres participants, on partageait, les problèmes, tout comme les solutions et les petits trucs. Parler, ça soulage beaucoup, ça enlève de la pression. Avec l’aide à domicile, j’ai pu prendre du répit. Ça m’a fait un bien immense. »

M. Neiderer a ensuite poursuivi les rencontres dans d’autres locaux et s’est retrouvé, plus tard, représentant des aidants naturels au sein de la Table de concertation des personnes en perte d’autonomie. En 2003, Relais Santé a commencé à accueillir son groupe avec la collaboration de la coordonnatrice de l’époque, Marie Fortin. C’était la naissance des Cœurs vaillants qui fonctionne toujours et compte aujourd’hui 111 membres.

Il faut d’abord réaliser qu’on est aidant

La directrice de Relais Santé, Chantal Leblanc, souligne que le problème des aidants naturels et souvent la méconnaissance. « Pour beaucoup, l’aidant naturel correspond au stéréotype de la personne âgée qui s’occupe de son conjoint. Plusieurs personnes qui prennent soin de leurs proches ne savent pas qu’ils sont aidants, surtout les gens qui travaillent, élèvent leurs enfants et s’occupent de leurs parents.

Ils ne connaissent pas non plus les services qui leur sont offerts. Souvent, ils se retrouvent chez le médecin, épuisés et déprimés. On leur donne des antidépresseurs, ce qui ne règle en rien leur problème. C’est un cercle vicieux. C’est pourquoi nous voulons les rejoindre. Nous avons des services à leur offrir et beaucoup d’information à leur communiquer. »

Pour s’informer au sujet du centre de soutien aux aidants naturels, contacter Relais Santé, au 428 566-2649.

27 février 2011

3rd CCCDTD

This site is designed to allow you to view and download the evidence-based recommendations and supporting materials developed through the Third Canadian Consensus Conference on Diagnosis and Treatment of Dementia (CCCDTD3). All materials are accessible through the buttons on the left-hand side of your screen.

Forty-five experts from the fields of neurology, geriatric medicine, geriatric psychiatry, neuropsychology and family practice reviewed the literature, arranged background papers, developed recommendations, and voted on these recommendations. Over the course of one year, we refined an evidence-based set of recommendations, each gaining approval by at least 80% of the group.

22 février 2011

Raz-de-marée : Impact de la maladie d'Alzheimer et des affections connexes au Canada

Raz-de-marée : Impact de la maladie d’Alzheimer et des affections connexes au Canada est le rapport publié par la Société Alzheimer à l’occasion du Mois de sensibilisation à la maladie d'Alzheimer. Il révèle de nouvelles statistiques alarmantes sur les coûts économiques et sociaux futurs des démences au Canada.
Les facteurs de risque des démences 11
Facteurs de risque non modifiables 11
Facteurs de risque modifiables 11
Réduction du risque 12

Simulations des interventions 28
Intervention 1 :Mesure de prévention – augmentation de l’activité physique 28
Intervention 2 :Mesure de prévention – programme pour retarder l’apparition des démences 30
Intervention 3 :Mesure de soutien – programme de formation et de soutien pour les aidants naturels 31
Intervention 4 :Mesure de soutien – « navigateur de système » ou gestion de cas 33

Principaux concepts et modèles 45
Modèles de soins intégrés 46
SIPA – Un exemple de soins intégrés pour les personnes âgées 46
Prévention et gestion des maladies chroniques 47
Les démences et le modèle de soins des maladies chroniques 47

Que peut-on faire?
Analyse de scénarios
La première phase de l’étude Raz-de-marée dresse un Scénario de référence des démences,illustrant ce qui arriverait si la vague grandissante de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées n’est pas contrée par des changements majeurs en matière de politiques publiques.Les résultats alarmants de ce scénario ont pour but de faire réagir,mais aussi de fournir un point de référence utile pour évaluer les choix qui s’offrent à nous.La phase d’analyse des scénarios de l’étude montre comment le Scénario de référence des démences peut être utilisé pour définir des actions porteuses,c’est-à-dire comment il peut contribuer à changer le cours des choses pour la société Canadienne.
Quatre scénarios d’intervention,sélectionnés par la Société Alzheimer et son panel d’experts,ont été élaborés :
Intervention 1 : Mesure de prévention – Augmentation de l’activité physique Intervention 2 : Mesure de prévention – Programme pour retarder l’apparition des démences Intervention 3 : Mesure de soutien – Programme de formation et de soutien pour les aidants Intervention 4 : Mesure de soutien – Navigateur de système/Gestion de cas
Ces scénarios ont été choisis,non seulement en fonction de leur valeur anticipée en matière de santé et d’économie,mais aussi de la disponibilité de données empiriques permettant d’étayer les simulations. Ils ne prétendent pas constituer les seules interventions valables.Ils ont pour but d’illustrer comment évaluer et comparer concrètement diverses options possibles.
Pour chacun des scénarios,les experts ont déterminé les données pertinentes et collaboré étroitement avec l’équipe de RiskAnalytica pour adapter le modèle de simulation Life at RiskMD.Comme ils l’ont fait pour le Scénario de référence,les experts ont aussi vérifié la pertinence et la fonctionnalité des résultats de la simulation.Les résultats sont exprimés en termes de « valeur »,à savoir le potentiel de chaque intervention de modifier le fardeau des démences sur la santé et l’économie canadiennes par rapport au Scénario de référence.
Simulations des interventions

Intervention 1 : Mesure de prévention – Augmentation de l’activité physique
Le premier scénario de prévention examine l’impact d’une intervention basée sur des données empiriques qui démontrent que l’augmentation de l’activité physique peut réduire l’incidence de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées.Cette intervention vise à augmenter de 50 % l’activité physique pour tous les Canadiens sains de plus de 65 ans qui sont déjà modérément ou très actifs.
Les données sur la prévalence sont basées sur le niveau d’activité physique déclaré par les personnes interrogées par Statistique Canada dans le cadre des données du CANSIM et le rapport de cote relatif à l’activité physique de l’Étude sur la santé et le vieillissement au Canada (Laurin et al, 2001).
La figure 18 synthétise la valeur de cette intervention sur les 30 prochaines années.
␣␣ Lasimulationdémontrequ’uneaugmentationde50%duniveaud’activitéphysiquedesCanadienssainsdeplusde65ansetquisont,selon leur propre évaluation,déjà modérément ou très actifs,réduit de manière significative le nombre de personnes atteintes de démences à court et à long terme.Les effets qui résultent de cette réduction se traduisent par une diminution du nombre de personnes atteintes et une réduction de la pression exercée sur les soins de longue durée,les soins de proximité et les soins informels.Ainsi,cela génère des économies importantes en matière de coûts de santé directs,de coûts de renonciation des aidants non rémunérés et de coûts indirects associés aux démences et à la prestation de soins par les aidants naturels,et ce,tout au long de la période de simulation.

Intervention 2 : Mesure de prévention – Programme pour retarder l’apparition des démences
Le deuxième scénario d’intervention examine l’impact d’un programme hypothétique de prévention qui permettrait de retarder d’environ deux ans l’apparition de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée.Le programme de prévention cible l’ensemble de la population canadienne adulte saine et associe diverses stratégies prometteuses, fondées sur des preuves, telles qu’une bonne alimentation et un mode de vie sain.
Une étude exhaustive de Brookmeyer et al.(2007) estime que l’effet relatif (prévu) d’un tel programme de prévention réduirait le risque de développer la maladie de 23 %.Ce scénario prend pour hypothèse que le facteur de risque relatif est également applicable à tous les types de démences,aux hommes comme aux femmes,toutes tranches d’âge confondues à partir de 65 ans.
La figure 19 synthétise la valeur de cette intervention au cours des 30 prochaines années. ␣␣ ParrapportauScénarioderéférence,retarderdedeuxansl’apparitiondesdémencesauraitpourrésultatunediminutiondunombrede
personnes atteintes et une réduction significative des contraintes imposées aux ressources en santé et au système de santé. ␣␣ Cetteinterventionamontrédeséconomiessignificativesdescoûtsdesanté,descoûtsderenonciationdesaidantsnaturelsetdescoûts
indirects associés aux démences et à la prestation de soins informels pour toute la période de simulation.

Intervention 3 : Mesure de soutien – Programme de formation et de soutien pour les aidants naturels
La troisième intervention examine l’impact d’un programme de soutien et de renforcement de compétences destiné aux aidants naturels qui réduit le temps consacré à la prestation des soins et allège le fardeau que les démences font peser sur la santé et les finances personnelles des aidants naturels.Cette intervention permet aussi de retarder l’admission des personnes atteintes dans les établissements de soins de longue durée. L’intervention est appliquée à tous les aidants naturels et à toutes les personnes atteintes qui reçoivent des soins.
La réduction en heures de la prestation de soins que présente un tel programme est basée sur une étude de Graff et al.(2008).Cette étude démontre que le nombre d’heures consacrées à la prestation des soins par les aidants naturels peut être réduit en moyenne de 212,3 heures sur une période de 3 mois,lorsque les patients et les aidants naturels bénéficient d’un programme d’ergothérapie visant à améliorer :

␣␣ lacompétence,lesaptitudesetlesstratégiesdecommunicationdesaidantsnaturelspoursuperviserlesactivitésdelaviequotidienne; ␣␣ lesstratégiesd’adaptationaucomportementdupatientetlaresponsabilitédelaprestationdessoinsdanssonensemble.
Un programme de soutien aux aidants naturels a aussi un impact sur l’admission en établissement de longue durée car il permet de retarder celle-ci.
Cet impact est inspiré d’une étude de Mittleman et al.(2006).Cette étude démontre que l’admission des patients atteints de démences en établissements de soins de longue durée pourrait être retardée par une médiane de 557 jours par la prestation d’un programme de counselling et de soutien aux conjoints aidants.Se basant sur cette étude,le scénario de simulation avance que les personnes atteintes admises en établissements de soins de longue durée,dans le cadre du Scénario de référence (aucune intervention),ne seraient admises que 557 jours plus tard.Le scénario de simulation avance également que l’impact de cette mesure sur tous les types d’aidants naturels sera le même que sur les conjoints qui ont fait l’objet de l’étude.
Les figures 20 et 21 synthétisent les deux sources de valeur que fournit cette intervention au cours des 30 prochaines années.La figure 20 traite plus particulièrement de la réduction du temps consacré à la prestation des soins et la figure 21,des avantages liés à une admission plus tardive en établissement de soins de longue durée.
␣␣ Leprogrammedesoutienauxaidantsnaturelsréduiraitleurfardeaufinancier.ComparéauScénarioderéférence,ceprogrammegénéreraitdes économies importantes quant aux coûts de renonciation des aidants non rémunérés et aux coûts indirects associés à la prestation des soins informels.
␣␣ Unprogrammedesoutienauxaidantsquiretardel’admissionencentresd’hébergementatténueraitlapressionsurlesressourcesdeces centres,générant des économies appréciables en coûts de santé.Moins de personnes admises en établissements de soins de longue durée signifierait plus de personnes résidant dans leur milieu et recevant des soins de proximité et des soins informels.Bien que ceci aurait pour effet de transférer les coûts aux aidants non rémunérés en augmentant leurs coûts de renonciation et les coûts indirects associés aux démences et aux soins informels,ce fardeau serait plus que compensé par les économies réalisées en coûts de santé directs.Cela aurait pour effet de réduire considérablement le Fardeau économique total comparé à celui du Scénario de référence.

Intervention 4 : Mesure de soutien – « navigateur de système » ou gestion de cas
Le quatrième scénario examine l’impact qu’aurait un « navigateur de système » (un gestionnaire de cas) assigné à chaque nouveau patient diagnostiqué.Ce « navigateur » coordonnerait les soins pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée et procurerait aux aidants naturels le soutien nécessaire.Dans ce scénario,l’intervention cible toutes les personnes atteintes et leurs aidants naturels.
L’impact d’un navigateur de système est inspiré du Modèle de gestion de cas de Lewisham tiré d’une étude par Challis et al. (2002). Cette étude démontre que les personnes atteintes et leurs aidants qui ont bénéficié de services de gestion des soins intensifs combinant soins secondaires de santé communautaire et gestion des soins intensifs,ont pu rester plus longtemps dans leur milieu.Cela a également permis de réduire le fardeau sur les aidants et de diminuer le coût total des soins par rapport aux personnes qui recevaient les soins habituels.
L’étude conclut qu’un navigateur de système retarderait de deux ans l’admission en établissements de soins de longue durée et réduirait le nombre d’heures consacrées aux soins informels.
Les figures 22 et 23 synthétisent la valeur de cette intervention au cours des 30 prochaines années.La figure 22 traite plus particulièrement de la réduction du temps consacré à la prestation des soins informels et la figure 23,des avantages associés à retarder l’admission en établissements de soins de longue durée.
␣␣ L’assignationd’unnavigateurdesystèmeallégeraitlefardeaufinancierdesaidantsnaturels.ParrapportauScénarioderéférence,cecigénérerait des économies considérables en coûts de renonciation des aidants naturels ainsi qu’en coûts indirects associés à la prestation des soins informels et ce,pour toute la durée du scénario de simulation.
␣␣ L’assignationd’unnavigateurdesystèmeretarderaitl’admissionenétablissementsdesoinsdelonguedurée,atténueraitlapressionsurles ressources de ces établissements et générerait des économies considérables en coûts de santé.À l’instar de l’intervention 3,ceci aurait pour résultat d’augmenter le nombre de personnes atteintes ayant recours aux soins de proximité et aux soins informels et d’augmenter aussi les coûts de renonciation des aidants non rémunérés et les coûts indirects.Toutefois,comme dans le scénario précédent,les économies en coûts de santé directs viendraient compenser largement ces augmentations,et mèneraient à un Fardeau économique total largement inférieur à celui du Scénario de référence.

19 février 2011

Personnes âgées et maltraitance financière : les principaux constats de la mission du Médiateur de la République 

Senior Actu

10 février 2011

France
La Fédération internationale des associations de personnes âgées (Fiapa) a récemment appelé à une prise de conscience de la maltraitance financière exercée à l’égard des personnes âgées, qui reste encore sous-estimée dans notre pays… Pourtant, les évolutions démographiques et l'accroissement du nombre de seniors, parfois fragilisés par une maladie neurodégénérative, risquent d'entraîner une accentuation de ce phénomène dans les prochaines années.

Si le droit français envisage depuis longtemps les abus à l’égard des personnes vulnérables, que la loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs a entendu mieux prévenir, cette forme insidieuse de maltraitance reste encore mal connue et mesurée et ne se limite pas aux personnes résidant à domicile. Elle s’observe aussi au sein des établissements accueillant des personnes âgées, qui sont pourtant avant tout des lieux de protection.

Sensible à l’émergence de ce phénomène, le Médiateur de la République a demandé, le 15 septembre 2010, à trois professionnels reconnus, Alain Koskas, président du Conseil scientifique de la Fiapa, Véronique Desjardins, directrice d’hôpital à l’AP-HP, et Jean-Pierre Médioni, directeur d’EPHAD, de mener une mission sur la maltraitance financière à l’égard des personnes âgées dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, envisageant l’ensemble des résidants, qu’ils fassent, ou non, l’objet d’une mesure de protection.

Un an après le rapport Courtial, qui s’est attaché à examiner les besoins de sécurité liés au vieillissement de la population, principalement à leur domicile, l’objectif assigné cette Mission a été de dresser un état des lieux de la situation juridique et pratique en établissement, d’étudier les conditions de prévention, de dépistage et de sanction des actes de maltraitance financière au regard des dispositions existantes et des bonnes pratiques reconnues, et d’envisager les pistes d’amélioration possible.

Le rapport résultant de ces travaux a été remis au Médiateur de la République le 3 février 2011, il dresse un constat des pratiques observées, pointe des carences juridiques et formule des préconisations d’amélioration.

La notion de maltraitance financière retenue par la Mission s’entend comme « tout acte commis sciemment à l'égard d'une personne âgée en vue de l'utilisation ou de l'appropriation de ressources financières de cette dernière à son détriment, sans son consentement ou en abusant de sa confiance ou de son état de faiblesse physique ou psychologique ».

Ce concept revêt donc un caractère multiforme, il inclut les vols et les escroqueries (placements abusifs, changement de bénéficiaire de l'assurance-vie, modification de testament, prêts forcés etc.), les abus de faiblesse (dons extorqués, mariages arrangés, logement occupé sans droit ni titre etc.), les pratiques abusives de l’entourage (abus de procuration, détournement des aides sociales, de la pension…), la délinquance astucieuse (prix exorbitants, prestations inutiles, ou surfacturées, tarifs excessifs, etc.), les pressions sectaires etc. Les rapporteurs ses sont toutefois heurtés à l’impossibilité de quantification du phénomène, en l’absence de statistiques officielles ou de description particulière dans l’appareil statistique du ministère de l’Intérieur ou dans celui du ministère de la justice.

L’un des axes fort du rapport est que la maltraitance financière à l’encontre des personnes âgées hébergées en établissements provient majoritairement de la prolongation de pratiques intra familiales abusives commencées au domicile et dont un proche (souvent un descendant) est le responsable. Le propos du rapport n’est donc pas de stigmatiser les établissements mais bien plutôt de mettre à profit la grande expérience des professionnels qui y travaillent pour mieux cerner et traiter les ressorts de cette maltraitance.

Si les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux conservent donc leur rôle de lieux de protection, a fortiori pour les personnes faisant l’objet d’une mesure de protection, certains abus à caractère financiers demeurent néanmoins propres aux établissements. Ainsi, le vol d’argent et d’effets personnels s’est-il largement banalisé dans de nombreuses institutions où sont hébergées des personnes âgées, à telle enseigne qu’il est souvent interdit de conserver avec soi tout objet de valeur dans ce qu’il s’agit pourtant de concevoir comme des « lieux de vie ».

Les principaux constats de la Mission et les préconisations qu’elle formule sont les suivants.

La maltraitance financière en institution reste un phénomène discret et pernicieux, qui doit être mieux détecté
De même que les actes de maltraitance financière ne sont pas actuellement mesurés de façon exhaustive, les personnels exerçant en institutions d’accueil de personnes âgées ne sont pas formés au repérage des facteurs de risques.

Or, la victime, fréquemment très attachée, sur un plan affectif, à l’auteur de la maltraitance, est rarement portée à se plaindre par peur de compromettre sa relation avec lui. Pour les professionnels, la crainte d’enfreindre le secret est aussi invoquée comme un frein majeur, d’ailleurs à tort car celui-ci vise à protéger non pas le professionnel mais justement la victime.

La Mission propose la réalisation systématique d’un inventaire contradictoire sauvegardé des biens à l’entrée en institution, régulièrement actualisé. Elle plaide pour la rédaction d’un code de déontologie multi-professionnel de la personne protégée (comprenant une recommandation claire sur les conflits d’intérêts), l’installation de tiers référents et la création d’une équipe mobile pouvant conduire des audits croisés, à l’instar de la pratique observée dans les Ets de la Croix-Rouge.

Prévenir les situations à risque impose de généraliser la mesure de la vulnérabilité
La vulnérabilité suppose d’être constatée, indépendamment de toute limite d’âge. La Mission préconise donc la mise en place d’un audit préventif personnel, familial et patrimonial, qui serait déclenché à l’occasion d’une rupture dans la vie (perte du conjoint, chute grave, attribution de l’APA) pour mesurer la vulnérabilité par une expertise personnalisée et pluridisciplinaire :
- audit personnel (besoins médicaux, ménagers, d’aide sociale etc.),
- audit familial (examen des relais possibles dans l’entourage familial, amical, social) ;
- audit patrimonial, juridique et fiscal (finances, logement, assurances, mandat de protection future), recherches de financements nécessaires (assurances, aides, réorganisation du patrimoine etc.).

Le déclenchement de cet audit civil serait lié à chaque rupture, il pourrait aussi être proposé au moment de la retraite, la question du consentement étant alors moins aigüe puisque la personne est encore en bonne santé et capable d’organiser par elle-même son avenir. Cet audit serait aussi l’occasion de désigner par avance la personne de confiance et de réfléchir à celle qui sera mandatée (personne de l’entourage familial et social, voire un professionnel en cas d’isolement) pour le cas où le besoin s’en ferait sentir (mandat de protection future).

Le financement de cet audit reste à imaginer, mais pourrait être pour partie confié à la collectivité ou rattaché à la protection juridique associée aux assurances obligatoires. Il y aurait lieu de réfléchir avec les caisses de retraites et les compagnies d’assurance à une intégration du dispositif harmonisée avec la prise en charge du risque dépendance.

La loi du 5 mars 2007 de protection des majeurs reste largement méconnue
L’ignorance des mesures récentes prévues par le législateur afin d’assurer la protection des majeurs vulnérables est l’un des principaux obstacles à la lutte contre la maltraitance financière. Cette ignorance est le fait aussi bien du grand public, que des personnes à protéger, de leur entourage, mais aussi des professionnels (médecins experts, directeurs d’établissements, avocats etc). La Mission préconise donc le lancement d’un ambitieux plan de formation, initiale et continue, avec l’appui des juges, pour l’ensemble des professionnels concernés, en particulier les mandataires familiaux (pour lesquels elle recommande la mise en place d’un référent juridique).

Les mesures de protection ne sont pas suffisamment personnalisées
La Mission a constaté que la prise en compte des situations intermédiaires était mal assurée. Ainsi la possibilité de saisir le parquet pour une sauvegarde de justice avec mise en place d’une mesure ponctuelle, comme par exemple un virement mensuel pour payer les frais d’hébergement, apparaît trop négligée. La Mission prône le recours aux mesures de sauvegarde simple en établissement pour faciliter ces opérations courantes et soulager les services de tutelle. De la même façon, les médecins agréés semblent trop peu enclins à solliciter la mise en place du mandat spécial qui permet pourtant d’apporter une solution personnalisée et proportionnée.

La Mission prône par conséquent la formation des médecins sur le contenu des mesures et leur graduation. La Mission souhaite que la qualification des experts auprès du juge des tutelles soit diversifiée pour intégrer un examen psycho social du contexte environnemental, à coté de l’examen médical portant regard sur les capacités décisionnelles restantes. Par ailleurs, la connaissance et la pratique de l’action de protection « sur mesure » prévue par la loi serait facilitée par la limitation à 50 ou 60 du nombre de personnes confiées à chaque mandataire judiciaire.

Les dispenses d’audition du majeur vulnérable par le juge sont trop fréquentes
Lors de l’instruction des mesures de protection, les certificats des médecins agréés concluent souvent à une dispense d’audition de la personne à protéger par le juge des tutelles, alors que celle-ci est en principe réservée aux cas où la personne est hors d’état d’exprimer sa volonté. Les mesures de protection étant privatives de liberté, cette interprétation extensive de la dispense d’audition n’est pas saine.

L’intérêt de cette audition par le juge des tutelles est de permettre au juge une adaptation au plus près de la mesure de protection et de percevoir les liens de la personne vulnérable avec ses proches. La Mission propose l’organisation de réunions entre médecins agréés, juges des tutelles et avocats pour dégager les attentes et contraintes respectives de part et d’autre et limiter ces dispenses d’audition.

Une information ciblée vis-à-vis des médecins agréés, par exemple à l’occasion de leur inscription sur la liste du procureur de la République, paraît s’imposer. Par ailleurs, la Mission a constaté que la version antérieure du certificat médical était assez largement regrettée. Le formulaire actuel « évalue mal, préconise peu et n’explique pas ». Elle demande donc le retour à l’ancienne formule.

Le mandat de protection future doit être mieux sécurisé
Actuellement, le mandat de protection future peut être rédigé soit sous seing privé (par la personne elle-même, avec ou sans l’aide d’un professionnel du droit) soit par acte notarié. Or, seule la forme authentique permet une protection réellement efficace (garantie de contrôle de gestion de plein droit par le mandat notarié, le notaire devant saisir le juge des tutelles en cas d’anomalie). En effet l’acte sous seing privé ne présente aucune garantie d’enregistrement, de conservation et de mise en oeuvre au moment opportun. Le notaire, le juge, le banquier ignorent son existence.

La Mission propose de généraliser la forme authentique du mandat de protection future, d’écarter l’acte sous seing privé et de mieux sécuriser le déclenchement de la protection. Le juge devrait contrôler systématiquement l’opportunité du déclenchement de la protection et effectuer une évaluation de la fiabilité et moralité du mandataire.

Il faut lever l’immunité pénale en cas de vol dont jouissent les ascendants
L’article 311-12 du code pénal accorde une immunité en cas de vol commis au préjudice de l’ascendant ou du descendant ou au préjudice du conjoint, sauf lorsque les époux sont séparés de corps ou autorisés à résider séparément. Ainsi la soustraction frauduleuse des biens d’autrui est totalement exonérée de poursuites dans le cadre des relations familiales, sauf en cas de vol des papiers ou de documents personnels.

Or, la maltraitance financière est d’abord le fait de proches. Un tuteur familial devrait pouvoir être poursuivi en cas de détournements car il agit en vertu d’une décision judiciaire. La Mission préconise par conséquent la levée de l’immunité pénale applicable en cas de vol par un ascendant dès lors que l’auteur a agi dans le cadre d’une mission judiciaire ou conventionnelle.

Actes de gestion : la frontière reste floue entre l’autorisé et l’interdit
Selon les témoignages, la signature de chèques pour le compte de personnes âgées en institution est constatée assez souvent (frais hébergement, coiffeur, pédicurie). La mise sous protection n’est pas faite néanmoins par crainte de complications et de retards. La Mission plaide pour créer un référent juridique par établissement, un recours accru au virement mensuel et la rédaction d’un code de bonne conduite (ou charte de la protection des majeurs) s’appliquant à tous les acteurs, notamment mandataires judiciaires et comprenant une recommandation claire sur les conflits d’intérêts.

L’impératif de professionnalisation du contrôle des comptes
L’obligation de produire des comptes de gestion suppose un contrôle de bonne qualité. Or, les greffiers des tribunaux ont indiqué ne pas être formés à ce contrôle ni à une gestion « prudente, diligente et avisée » des fonds des majeurs protégés. La Mission préconise la généralisation de l’outil de normalisation des rapports de gestion et d’aide le travail de contrôle des comptes initié par la Caisse des dépôts en partenariat avec la Chancellerie ainsi que l’organisation de formations à la reddition des comptes, y compris pour les greffiers.

Le devoir d’alerte des banques et des assurances est à formaliser
Le banquier a un devoir de signalement au juge si le tuteur agit en compromettant manifestement l’intérêt de la personne protégée. Toutefois, celui-ci s’exercerait mieux s’il était tenu informé des mesures de placement en institution ou sous mesure de protection. La Mission considère l’exemple du protocole des services bancaires rédigé par la Caisse des dépôts comme de nature à garantir un bon niveau de qualité chez les agents bancaires en relation avec les majeurs protégés et prône sa généralisation.

Pour un véritable « Tribunal des tutelles »
Dans les instances judiciaires dédiées aux majeurs protégés, il est nécessaire d’assurer, comme pour les tribunaux pour enfants, la mise en place de juges assesseurs, d’experts et d’un secrétariat suffisants, afin de permettre aux magistrats d’exercer leur mandat avec sérénité et distanciation, compte tenu de la difficulté juridique et humaine des situations. La Mission plaide pour la mise en place de véritables tribunaux des tutelles avec une création significative de postes de magistrats et de greffiers pour faire face à l’augmentation des mesures de protection et à leur nécessaire renouvellement tous les cinq ans.

15 février 2011

10 février 2011

FRANCE 24 - Personnes âgées escroquées: les familles pointées du doigt

AFP - Qu'ils se contentent de piocher dans leur porte-monnaie ou leur fassent modifier leur testament, les escrocs en tous genres n'hésitent pas à s'attaquer aux personnages âgées, à commencer par leur famille, selon un rapport remis mercredi au Médiateur de la République.
"C'est un phénomène qui va complètement bousculer non seulement la France mais l'ensemble du continent européen : on va avoir plus de 25% de personnes de 65 ans dans très peu de temps et ce sont souvent des personnes fragiles", très vulnérables aux escroqueries, a prévenu le Médiateur, Jean-Paul Delevoye, lors d'une conférence de presse.
La mission qui avait pour but d'étudier "la maltraitance financière à l'égard des personnes âgées dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux", a conclu que ce phénomène n'avait pas seulement lieu dans les maisons de retraite et, le plus souvent, avait une origine familiale.
"Je n'ai jamais vu en tant que Médiateur de la République (...) autant de violence au sein des familles, dans un espèce de combat d'intérêts avec des déchirements incroyables, et là il n'y a pas de limites à la malhonnêteté", a avoué M. Delevoye.
Le rapport dresse un catalogue de tous ces abus financiers aux dépens des personnes âgées. Il évoque ainsi "les vols et escroqueries" qui consistent par exemple à pousser la personne vulnérable à des placements abusifs, à la forcer à accorder ou à souscrire des prêts, à lui faire changer les bénéficiaires de son assurance-vie, voire à modifier son testament.
Le rapport pointe aussi du doigt "les abus de faiblesse" comme les dons extorqués, les mariages arrangés, le logement occupé sans droit ni titre, ainsi que les "pratiques abusives de l'entourage" telles que les abus de procuration, les détournements d'aides sociales ou de pensions de retraite.
En dehors de la famille, les aigrefins du commerce s'en donnent à coeur joie. Le rapport, qui évoque une "délinquance astucieuse", signale ainsi les prix de produits ou tarifs de services exorbitants pouvant être facturés aux personnes âgées, ou encore les prestations inutiles.
Dès qu'elles repèrent des personnes vulnérables, les sectes viennent prendre leur part. Consultée par les auteurs du rapport, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) note que les sectes peuvent sévir au domicile des personnes âgées ou dans les maisons de retraite médicalisées en tant qu'"auxiliaires bénévoles d'accompagnement en fin de vie".
S'ils restent des "lieux de protection", les établissements pour personnes âgées ne sont pas toujours irréprochables et "le vol d'argent et d'effets personnels" s'y est "largement banalisé", souligne encore le rapport.
"Quand on entre en établissement, on ne devrait pas se contenter d'analyser la santé de la personne mais aussi son environnement psychologique, sa fragilité potentielle, de façon à pouvoir anticiper les mesures à prendre", a estimé M. Delevoye.
Il a souligné qu'"un tiers des demandes de mesures sont prononcées quand la personne est décédée", en référence aux juges des tutelles, trop peu nombreux pour pouvoir examiner tous les dossiers dans des délais courts, et a préconisé la mise en place de "véritables tribunaux des tutelles".
Alors que le code pénal accorde une immunité en cas de vol commis au sein de la famille (ascendants, descendants, conjoints), il a demandé la levée de cette immunité.
Le rapport prône enfin une meilleure formation des professionnels, constatant que la méconnaissance de la loi du 5 mars 2007 sur la protection des majeurs restait un des principaux obstacles à la lutte contre la maltraitance financière.

8 février 2011

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19 décembre 2010

Son mari transféré à La Doré contre son gré | Laura Lévesque | Le Quotidien

La Robervaloise Laurence Larouche est en rogne contre... (Le Quotidien, Laura Lévesque)

La Robervaloise Laurence Larouche est en rogne contre le Centre de santé et de services sociaux qui a décidé de déplacer son mari dans une résidence intermédiaire de La Doré à la veille des fêtes.
Le Quotidien, Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
(ROBERVAL) À quelques jours de Noël, la Robervaloise Laurence Larouche doit se séparer de son conjoint des 48 dernières années. Hospitalisé depuis quatre mois à l'hôpital de Roberval, Henri-Paul Larouche vient tout juste d'être transféré dans la résidence intermédiaire de La Doré, et ce, contre son gré.
L'homme de 73 ans qui a des problèmes aux genoux et à une hanche ne peut retourner à la maison. Son état nécessite des soins. Ce dernier devait rester quelques mois à l'hôpital en raison d'un virus. Maintenant qu'il se porte mieux, il doit partir. Son épouse, qui souffre d'arthrite rhumatoïde sévère, n'accepte pas ce transfert imposé.
«C'est presque une heure de route. C'est inhumain ce qu'ils font. Je ne peux pas aller le voir quand je veux, surtout avec la température qu'il fait», lance d'emblée Laurence Larouche, visiblement en rogne contre le CSSS Domaine-du-Roy.
«Il ne fait que pleurer depuis qu'il sait qu'il doit partir de l'hôpital. Il a toujours vécu ici. On déplace les personnes âgées de Lac-Bouchette vers Roberval et les Robervalois vers La Doré. Ça n'a aucun sens», estime Mme Larouche, en rappelant la fermeture du foyer de Lac-Bouchette.
Cette dernière reproche au CSSS de ne pas avoir écouté les volontés de son mari. «Quand on veut trouver une place, on en trouve. Ils n'ont rien fait. Ce qui est choquant en plus, c'est qu'Henri-Paul a donné plus de 40 ans de sa vie à ce même hôpital et voilà ce qu'il reçoit!», déplore Mme Larouche, ajoutant que son mari a été magasinier au centre hospitalier.
Le CSSS a toutefois tenté d'intégrer M. Larouche dans une résidence pour personnes semi-autonomes de Roberval, mais en vain, explique la dame.
«Il se déplace avec une marchette et il n'y avait que du tapis dans la résidence. Il s'enfargeait tout le temps. Ça ne marchait pas», soutient-elle.
Cette dernière exige le retour de son mari à l'hôpital de Roberval, du moins le temps de trouver un endroit plus près de sa maison. Laurence Larouche refuse également de payer pour l'hébergement de son mari.
«Je proteste parce qu'il faut que ça change. On veut sauver de l'argent en déplaçant les gens. Mais vous aussi vous serez vieille un jour. Ça sera à votre tour. Nos personnes âgées sont précieuses et il faut s'en occuper», plaide Mme Larouche.
Du côté du CSSS Domaine-du-Roy, on explique que la résidence intermédiaire de La Doré répond au «profil» et aux besoins de M. Larouche.
«Nous devons associer le bon profil à la bonne résidence. Par exemple, à Roberval, notre résidence intermédiaire vise les personnes âgées avec des troubles cognitifs. À La Doré, c'est pour les gens en perte d'autonomie sur le plan physique. Oui, ça comporte des inconvénients. Mais nous voulons optimiser l'utilisation de nos services», répond la responsable des communications à l'établissement, Édith Simard, rappelant que la résidence intermédiaire de La Doré déménagera à Saint-Félicien dans moins de deux ans.

14 décembre 2010

Télé-Québec : Vidéo | Une pilule, une petite granule : Édith Fournier, la difficulté de placer un conjoint en institution

Une pilule, une petite granule

Édith Fournier, la difficulté de placer un conjoint en institution


voir le vidéo : http://video.telequebec.tv/video/1730/edith-fournier-la-difficulte-de-placer-un-conjoint-en-institution

Quand nous l’avons rencontrée il y a 5 ans, Édith Fournier hésitait à «placer» son mari en institution, le cinéaste Michel Moreau, gravement atteint de la maladie d’Alzheimer. Aujourd’hui, Édith visite son mari trois fois par semaine au centre et réapprend, tranquillement, à vivre pour elle-même.
  • Avec : Édith Fournier, Michel Moreau
  • Portrait
  • Diffusée à la télé le jeudi 1er octobre 2009 à 20 h
  • Production : Téléfiction